Originaire de Dinant, l'avocat Jean-François Gendebien s'installe à Mons en 1779. Il devient rapidement un personnage en vue et intègre le conseil communal. En 1789, il est arrêté par la police autrichienne et emprisonné pendant quelque temps : il est considéré comme l'un des responsables de l'agitation politique qui règne alors à Mons, en marge de la Révolution française.
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Originaire de Dinant, l'avocat Jean-François Gendebien s'installe à Mons en 1779. Il devient rapidement un personnage en vue et intègre le conseil communal. En 1789, il est arrêté par la police autrichienne et emprisonné pendant quelque temps : il est considéré comme l'un des responsables de l'agitation politique qui règne alors à Mons, en marge de la Révolution française. Jean-François enchaîne les fonctions importantes, mais il n'oublie pas sa région et restera conseiller communal de Mons jusqu'à sa mort. " Attentif à ce qui se passe autour de lui, il comprend l'importance du secteur minier pour la région, note Paul-Henry Gendebien, l'un de ses descendants. Il sera d'ailleurs à la base d'une loi importante qui organise l'industrie minière, en 1810. "La Révolution belge arrive à grands pas. Certains espèrent alors profiter des circonstances pour rattacher la Belgique à la France. " Notamment à Mons et dans le Hainaut, où l'on est très pro-républicain et réunioniste. Ce choix est aussi motivé par des intérêts économiques, car le Hainaut a connu un développement important sous l'Empire, entre 1804 et 1815 ", souligne Paul-Henry Gendebien. Jean-François Gendebien éprouve une certaine sympathie pour les Français. Il a d'ailleurs été parlementaire, à l'époque de l'Empire. Mais il ne s'est jamais vraiment prononcé pour le rattachement. Son fils cadet, Jean-Baptiste, est bonapartiste. Il s'est engagé dans l'armée sous l'Empire. Quant au fils aîné de Jean-François, Alexandre, il voit le jour à Mons en 1789. Ce républicain et réunioniste convaincu est très actif durant le soulèvement belge de 1830. Notamment à Mons où lui et ses amis sont prêts à sortir les drapeaux français des cartons. Il se rend même à Paris pour négocier avec le roi Louis-Philippe, dans l'espoir d'unifier la Belgique et la France. Alexandre prend ensuite part à la constitution du gouvernement belge, avant d'en devenir ministre de la Justice. Mais il donne sa démission la même année, estimant que le gouvernement belge est trop complaisant avec les Hollandais et les Orangistes de Belgique. Il entre alors dans l'opposition. Et, comme son père et son frère, il sera ensuite élu député sur la liste libérale. Quelques générations plus tard, Paul-Henry Gendebien fonde, en 1999, le parti Rassemblement Wallonie France (RWF), dont il assure, depuis lors, la présidence. L. Du.