Bien sûr, voyager en dehors de nos frontières n'est pas interdit mais cela devrait se faire dans deux cas de figure. D'une part les voyages professionnels, qui sont indispensables, d'autre part les déplacements des citoyens qui veulent retrouver leur famille, ce qui est humain. Par contre, partir en vacances pour satisfaire...

Bien sûr, voyager en dehors de nos frontières n'est pas interdit mais cela devrait se faire dans deux cas de figure. D'une part les voyages professionnels, qui sont indispensables, d'autre part les déplacements des citoyens qui veulent retrouver leur famille, ce qui est humain. Par contre, partir en vacances pour satisfaire un plaisir personnel implique de multiples conséquences dont beaucoup ne se rendent pas compte. Le premier problème est lié aux codes couleur. Partir quand le feu est vert et revenir quand il passe au rouge, ce n'est déjà pas un bon souvenir de vacances. A ce moment-là, c'est le ministère des Affaires étrangères qui est à la manoeuvre pour jongler avec les quatre couleurs, sans oublier le fameux document à remplir au retour - ce dernier critiqué parce que formulé dans une seule langue au départ. A ce sujet, pour le suivi des quarantaines, il faudra sans doute mobiliser du personnel, car faire confiance aux touristes me semble hasardeux. De plus, le drame de Beyrouth complique encore la situation vu les nombreux Belges qui séjournent au Liban. N'oublions pas non plus les médecins généralistes qui se plaignent d'être débordés par les demandes de testing de voyageurs revenant de l'étranger, ou harcelés si les résultats ne sont pas livrés à la vitesse de l'éclair. Quant aux agences de voyages et à Test Achats, ils doivent répondre à de multiples questionnements. D'ailleurs l'association des consommateurs est claire dans son message : " Passez plutôt vos vacances en Belgique. " Si certains veulent chercher la chaleur, pas besoin de se déplacer avec la canicule qui frappe notre pays.