LeVif/L'Express : L'Open VLD rame dans les sondages et...

Herman De Croo : Vous trouvez ? Le parti se redresse d'un sondage à l'autre. Il place quatre libéraux dans le top 10 des personnalités les plus populaires en Flandre, pour un seul N-VA [NDLR : selon le baromètre politique RTL-TVI, Ipsos, Le Soir : Annemie Turtelboom (5e), Vincent Van Quickenborne (7e), Alexander De Croo (9e) et Maggie De Block (10e).] Si vous appelez cela un parti en crise...
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Herman De Croo : Vous trouvez ? Le parti se redresse d'un sondage à l'autre. Il place quatre libéraux dans le top 10 des personnalités les plus populaires en Flandre, pour un seul N-VA [NDLR : selon le baromètre politique RTL-TVI, Ipsos, Le Soir : Annemie Turtelboom (5e), Vincent Van Quickenborne (7e), Alexander De Croo (9e) et Maggie De Block (10e).] Si vous appelez cela un parti en crise... Une demi-phrase tirée d'une interview, et que l'on a grossie ! Allez demander à Alexander l'accueil qu'il reçoit à Blankenberge, à Diest, ailleurs : il y a 200 à 300 personnes par réunion. On aime le président. Alexander ne s'en fait pas du tout, il doit même refuser des invitations faute de temps. Tous les partis sont en train de sauver les meubles : pas les leurs. Mais ceux de la société. On va se compter le 14 octobre prochain. Et quand je dis que la N-VA n'obtiendra pas 15 % de voix en moyenne, on rit de moi. En matière d'intentions de vote, j'en ai vu d'autres. Avant le scrutin de 1995, on créditait le VLD de 28 % de voix : aux élections, il se ramassait avec 16 %. Je sens un fond de confiance de l'électorat local qui est très rassurant. Le président de l'Open VLD passe trois quarts de son temps sur le terrain. Le parti ne s'occupe pas de lui-même, mais des citoyens. Il serait grotesque de se chatouiller soi-même en ce moment. Les pierres angulaires du renouveau idéologique du parti se posent les unes après les autres. Karel De Gucht a son caractère, mais, à force de le tarabiscoter du matin au soir, je comprends qu'il en ait marre. Savez-vous que l'homme politique est le contribuable le plus maltraité de Belgique ? Il est le seul à être contrôlé par une administration fiscale spéciale, qui est établie à Bruxelles [NDLR : le centre de contrôle de Bruxelles 4, habilité à vérifier la situation fiscale des parlementaires, voire de leur conjoint]. L'homme politique belge figure parmi les personnes physiques les mieux contrôlées du royaume ! Si un élu allait devant la Cour constitutionnelle pour contester ce traitement spécial, il obtiendrait l'annulation de la loi. Imaginez un peu que les architectes ou les notaires du pays soient fiscalement traités de la sorte : on crierait au scandale ! ENTRETIEN : P.HX