Le 7 janvier, la Nasa annonce la première bonne pioche de son satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), dont la mission consiste depuis avril 2018 à chercher de nouvelles exoplanètes dans le giron terrestre: une petite étoile, deux fois moins grande en taille et en masse que le soleil, et trois planètes autour, dont une potentiellement habitable, à cent années lumière d'ici. Elle e...

Le 7 janvier, la Nasa annonce la première bonne pioche de son satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), dont la mission consiste depuis avril 2018 à chercher de nouvelles exoplanètes dans le giron terrestre: une petite étoile, deux fois moins grande en taille et en masse que le soleil, et trois planètes autour, dont une potentiellement habitable, à cent années lumière d'ici. Elle est un peu plus grosse que la Terre (de 20%) et est idéalement située par rapport à l'étoile. A une distance qui permet la présence d'eau, donc de vie, et recevant de son astre 86% de l'énergie que notre planète reçoit du soleil. La Nasa cherche depuis à définir la composition de son atmosphère et la température de sa surface. L'étoile est baptisée TOI 700 et les planètes TOI 700 b, TOI 700 c et, celle qui nous intéresse particulièrement, TOI 700 d. L'histoire est déjà belle. Elle l'est encore plus parce que ce sont en réalité plusieurs astronomes amateurs, dont Wolf Cukier, un lycéen de 17 ans, qui ont permis d'éviter que TESS passe à côté de l'affaire. Wolf raconte qu'à son troisième jour de stage à la Nasa, il cherchait "dans les données tout ce qui concernait les binaires à éclipses, un système où deux étoiles tournent autour de l'autre. Et j'ai eu un signal provenant d'un système appelé TOI 1338. Au début, j'ai cru qu'il s'agissait d'une éclipse stellaire, mais le timing était faux. Il s'agissait en fait d'une planète". Autrement dit, l'agence gouvernementale américaine avait commis une erreur de classification des données transmises par TESS, n'ayant pas capté que le satellite avait repéré un nouveau système solaire et le gamin a permis de rectifier le tir. Ce que la Nasa a salué. Wolf Cuckier, comme par hasard grand fan de la saga Star Wars, se destine à étudier la physique ou l'astrophysique à l'université de Stanford ou de Princeton. Ça devrait bien se goupiller.