Cela pourrait être le jackpot ! D'ici à moins d'un an, le casino de Bruxelles, ouvert en janvier 2006 et installé jusqu'à présent dans la salle de la Madeleine, près de la Grand-Place, emballera ses machines à sous. Direction l'îlot Anspach, à proximité de la Monnaie.
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Cela pourrait être le jackpot ! D'ici à moins d'un an, le casino de Bruxelles, ouvert en janvier 2006 et installé jusqu'à présent dans la salle de la Madeleine, près de la Grand-Place, emballera ses machines à sous. Direction l'îlot Anspach, à proximité de la Monnaie. Là-bas, l'exploitant Casinos Austria s'installera dans un complexe totalement neuf comprenant, en outre, une galerie commerçante, un hôtel et des appartements. Le temple du jeu bénéficiera d'une surface de 13 000 mètres carrés, pour 6 000 à la Madeleine. Cela lui permettra d'aménager davantage d'espaces de jeux mais, aussi, un restaurant panoramique et une salle de spectacle de 500 places assises. " Notre clientèle s'élève actuellement à 800 personnes par jour, nous espérons l'augmenter de 50 % ", annonce Nancy Brocq, Marketing Manager de l'établissement. Cette montée en puissance, qui coûtera 42 millions de frais d'aménagement au casinotier, aura bien évidemment des retombées économiques. Le chiffre d'affaires de la société, qui se monte actuellement à 32 millions, est supposé grimper en flèche. L'emploi sera également dopé, puisque de 400 à 420 personnes travailleront au casino d'Anspach, pour 300 à la Madeleine. Une des clauses d'attribution de la licence de casino était d'ailleurs la formation et l'engagement de Bruxellois sans emploi, grâce à un partenariat avec Actiris, l'équivalent bruxellois du Forem. Tout le monde se frotte donc les mains, y compris les autorités publiques... En effet, la licence d'exploitation du casino rapporte, chaque année, 3 millions d'euros à la Ville de Bruxelles. La Région bruxelloise, elle, perçoit une taxe sur les jeux de hasard de plus de 9 millions. Quant à la Régie foncière de la Ville, qui loue actuellement la salle de la Madeleine à Casinos Austria pour un loyer de 160 000 euros par an, elle ne perdra pas ce revenu puisque le casinotier a signé, en 2004, un contrat d'occupation de la salle pour quinze ans. Enfin, l'infrastructure d'Anspach, a fait l'objet d'un bail emphytéotique entre la Ville, propriétaire du terrain, et NGBA, une filiale de Fortis Real Estate, qui a mené l'opération immobilière. Le bail rapportera 700 000 euros par an. On comprend mieux pourquoi les autorités publiques ont eu à c£ur de jouer la carte d'un véritable casino pour la capitale ! F. By