En novembre dernier, ils ont tous dit oui, oui à la fermeture, par la SNCB, de près d'un guichet de gare sur trois, y compris là où on ne l'attendait pas: par exemple, à Waterloo, dans sa gare flambant neuve, où un tout nouveau guichet vient d'être aménagé. Personne donc, au CA de l'entreprise publique...

En novembre dernier, ils ont tous dit oui, oui à la fermeture, par la SNCB, de près d'un guichet de gare sur trois, y compris là où on ne l'attendait pas: par exemple, à Waterloo, dans sa gare flambant neuve, où un tout nouveau guichet vient d'être aménagé. Personne donc, au CA de l'entreprise publique autonome, n'a trouvé à redire, personne, non plus, parmi les principaux partis qui y siègent, pas même le commissaire de gouvernement, un Ecolo, dont la fonction est d'écouter ce qui se dit parmi les administrateurs. Le ministre Ecolo de la Mobilité et la dirigeante du rail, Sophie Dutordoir, en ont aussi parlé, se sont vus très en amont. Georges Gilkinet ne s'est pas opposé (ou mollement? ) jusqu'à ce que la compagnie ferroviaire annonce publiquement ces fermetures. Le voilà alors qu'il s'insurge avec énergie. A la SNCB, Sophie Dutordoir s'est étranglée d'indignation et a parlé de rupture de confiance. Le problème, c'est que ni Georges Gilkinet ni son parti n'ont bronché. D'un coup, le voilà entré dans une spirale de la confrontation avec la SNCB, aujourd'hui provisoirement aplanie: les guichets resteront fermés mais une "présence humaine" devrait persister dans les gares concernées. L' étonnant, dans cet incident, c'est qu'il éclate si tôt, quatre mois après sa prise de fonction. Alors, qu'est-ce qui a fait mentir Georges Gilkinet? Pris en tenaille entre son rôle de "ministre du train" et celui de militant Ecolo, il a choisi le second, sans doute par peur de trahir le programme de son parti.