" Ce n'est pas parce qu'on ne communique pas qu'on ne fait rien... " C'est par cette formule que le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), introduisait, fin mars, une conférence de presse dédiée au GRE-Liège, ce " Groupement de redéploiement économique " né dans le sillage de la première condamnation des hauts fourneaux en janvier 2003 - la deuxième ayant été, pour rappel, prononcée en octobre 2011, suivie par celle de la moitié des lignes du froid en janvier 2013.
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" Ce n'est pas parce qu'on ne communique pas qu'on ne fait rien... " C'est par cette formule que le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), introduisait, fin mars, une conférence de presse dédiée au GRE-Liège, ce " Groupement de redéploiement économique " né dans le sillage de la première condamnation des hauts fourneaux en janvier 2003 - la deuxième ayant été, pour rappel, prononcée en octobre 2011, suivie par celle de la moitié des lignes du froid en janvier 2013. De fait, nombreuses sont les interrogations au sujet de l'action du GRE, qui compte pourtant parmi ses instances dirigeantes quelques grands formats, y compris sur le plan industriel comme Bernard Serin, le patron emblématique de CMI. D'autant que l'organisme ne revient souvent au-devant de l'actualité... qu'en cas de coup dur, en particulier à chaque nouvelle fermeture d'outil concernant la sidérurgie dont le bassin liégeois refuse de faire le deuil. " Le séisme des licenciements conséquents à ces fermetures annule pratiquement dix ans d'efforts de reconversion et déséquilibre le bassin économique liégeois par la diminution drastique des activités industrielles ", reconnaît d'ailleurs le GRE dans son dernier rapport d'activités. Cette reconversion, le GRE y travaille pourtant. Le rapport Mathot-Forêt identifiait, dès 2003, les principaux axes porteurs du redéploiement, parmi lesquels la logistique autour de l'aéroport de Bierset notamment. Une seconde étude, menée par McKinsey en 2011, confirmait ces axes tout en soulignant, aussi, le potentiel lié à la culture, au tourisme, aux soins de santé, à l'eau et aux technologies des médias. L'avenir ? Ebauché dans le cadre d'un plan stratégique visant l'horizon 2018, il s'appuie sur une idée-clé : la diversification industrielle, qui sera déclinée par le biais d'ateliers respectivement consacrés à l'accélération de la croissance des entreprises à haut potentiel (dans les biotechnologies, le spatial, la mécanique, les métiers de l'image...), au passage de la R&D à la production (dans les nanomatériaux, les sciences de l'ingénieur...), notamment. Tout cela, avouons-le, paraît un peu faire office de fourre-tout. Mais Willy Demeyer, bourgmestre de Liège et président du groupement, n'en démord pas : " Le GRE est le seul endroit où se retrouvent l'ensemble des forces vives concernées par le développement économique de notre région. C'est un endroit unique pour développer une vision stratégique, pour inciter nos PME et nos spin-off à explorer de nouvelles pistes, en lien avec les défis de demain. Je ne doute pas que nous posons aujourd'hui les jalons du développement de notre région, et que les fleurons industriels de demain naîtront des synthèses de ces ateliers. " B.J.