Initialement, le plan n'était pas celui-là. Jean-Michel Jarre l'explique dès les premières lignes : au départ, il pensait écrire un roman. Et puis, il se pencha sur sa propre vie. Et dut bien admettre qu'elle comportait assez d'éléments romanesques pour s'autoriser à la raconter... De fait, les 384 pages de Mélancolique rodéo (1) - le titre de l'autobiographie en question, parue le mois dernier - ne manque pas de péripéties. Comment pourrait-il en être autrement pour celui qui a croisé à la fois la route du pape Jean-Paul II et celle d'Edward Snowden ? Qui réajusta la robe de Lady Di et recueillit les dernières volontés de Salvador Dali ? Qui a écrit Les Mots bleus pour Christophe, tout en écoulant lui-même quelque 85 millions d'albums, et ce avec une musique électronique dont les mélodies futuristes étaient moins faites pour l'espace que pour les grands espaces ? Car Jean-Michel Jarre, c'est d'abord ça : les énormes concerts-péplums, devant des foules immenses.
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