La visite du pape François du 5 au 8 mars en Irak, premier voyage depuis l'irruption de la crise sanitaire, a été une réussite. Aucun projet terroriste le visant ni attaque opportuniste ne sont venus la perturber. Surtout, elle a été l'occa...

La visite du pape François du 5 au 8 mars en Irak, premier voyage depuis l'irruption de la crise sanitaire, a été une réussite. Aucun projet terroriste le visant ni attaque opportuniste ne sont venus la perturber. Surtout, elle a été l'occasion de rencontres importantes au plan religieux. A l'issue de son entretien, le 6 mars, avec le pape dans la ville sainte de Nadjaf, le grand ayatollah Ali al-Sistani, principale autorité religieuse en Irak, "a réaffirmé son intérêt pour que les citoyens chrétiens vivent comme tous les Irakiens, en sécurité et en paix et dans la plénitude de leurs droits constitutionnels". Le même jour, le pape a participé à une prière, à Ur, avec des représentants des confessions sunnite, chiite, yézidie, mandéenne, zoroastrienne et kakaï. Ce rare moment de communion interreligieuse dans un pays meurtri par les violences, y compris confessionnelles, fut l'occasion pour François d'insister sur le respect de la liberté de conscience et de la liberté religieuse. Le pape avait déjà rencontré, en 2017 en Egypte et en 2019 aux Emirats arabes unis, le grand imam sunnite de l'université égyptienne d'Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb. Le dialogue reste un fondement de son action.