Un débat politique, préélectoral de surcroît, sans invectives, railleries, catch ni verbiage. Un débat interactif, entre électeurs, représentants de partis et experts. Un débat reposant sur un échantillon de solutions suggérées pour sortir d'une impasse. Un débat durant lequel cet échantillon s'enrichit de nouvelles propositions, arguments à l'appui. Un débat de deux heures, à l'issue duquel tous les intervenants, public compris donc, expriment leur satisfaction. D'avoir pu développer des idées, d'avoir pu les défendre, d'avoir été confrontés à des réalités insoupçonnées, des alternatives, des confidences, des stratégies constructives. C'est le pari réussi, le 20 mars, à Mons, lors du premier des six débats-solutions ...

Un débat politique, préélectoral de surcroît, sans invectives, railleries, catch ni verbiage. Un débat interactif, entre électeurs, représentants de partis et experts. Un débat reposant sur un échantillon de solutions suggérées pour sortir d'une impasse. Un débat durant lequel cet échantillon s'enrichit de nouvelles propositions, arguments à l'appui. Un débat de deux heures, à l'issue duquel tous les intervenants, public compris donc, expriment leur satisfaction. D'avoir pu développer des idées, d'avoir pu les défendre, d'avoir été confrontés à des réalités insoupçonnées, des alternatives, des confidences, des stratégies constructives. C'est le pari réussi, le 20 mars, à Mons, lors du premier des six débats-solutions du Vif/L'Express. Souligner ici ce succès ne relève pas de l'autocélébration. C'est bien plus la volonté d'informer celles et ceux qui n'ont pas eu l'opportunité d'y participer que la démarche fonctionne. Ce soir-là, six solutions pour rapprocher citoyens et politiques, développées dans Le Vif/L'Express (comme cette semaine-ci notre dossier " Mobilité " page 16) et proposées tant à la salle qu'à trois candidats aux élections du 26 mai prochain : Georges-Louis Bouchez (MR), Eric Thiébaut (PS) et Stéphane Michiels (Collectif citoyen). Les solutions émanaient des échanges et réflexions de différents acteurs (politiques, économiques, académiques, syndicaux, d'associations citoyennes...), qui ont pu les justifier, constats et objectifs ayant été dressés et fixés auparavant. Par trois fois, le public s'est prononcé sur celles qui lui paraissaient préférables. En début de débat, l'installation d'un parlement au sein duquel siégeraient des citoyens tirés au sort et la création d'une plateforme digitale de propositions (de la population) étaient les deux privilégiées (27 % chacune). En milieu de débat, le parlement citoyen figurait toujours en bonne place (27 %) mais derrière une solution injectée en cours de soirée : fixer des objectifs à moyen terme et s'engager à les atteindre, quels que soient les changements de coalitions (30 %). En fin de débat, victoire du parlement citoyen (33 %) devant " les objectifs à moyen terme " (31 %). On aurait pu aussi ajouter, entre autres, la proposition de Georges-Louis Bouchez : organiser des primaires dans chaque parti pour désigner les têtes de listes et éviter les candidats qui ne siégeront de toute façon pas. La leçon du 20 mars ? Tout le monde, politiques inclus, a admis que la démocratie est en réalité moins malade que les partis. Que c'est au sein même de ceux-ci qu'il faut changer les comportements et les mentalités, limiter la durée des mandats, casser la logique et la contrainte d'enrégimentement. Qu'il y a des outils pour y parvenir. Qu'il y a la volonté des uns d'en utiliser sans forcément qu'il y ait résistance des autres. Le Vif/L'Express et ses partenaires pour cette campagne électorale, eChange et LN24 (lire page 4), ne vont pas tout résoudre en six débats. Mais ils prouvent qu'on peut bel et bien sortir par le haut de situations qui minent nos sociétés et sont présentées comme insolubles. En partant de solutions, indépendantes, réalisables et acceptables par tous, au-delà des intérêts de partis, de castes, de classes ou de générations. Le 20 mars, à Mons, tout le monde en était convaincu. En ce sens, c'est déjà un exploit. Un événement. Dont nous sommes très fiers. Il vous reste quatre occasions, avant les élections, pour venir le vérifier.