La " petite rentrée littéraire " a cette année tout de la grande. A cause du nombre de romans (493) et, surtout, de la présence, écrasante, intimidante, du nouveau Houellebecq (son septième opus). Comment le fossoyeur de la postmodernité, le roi de l'édition (320 000 exemplaires pour le premier tirage, très loin devant les locomotives habituelles), allait-il donc négocier l'après- Soumission, dystopie politique misant sur l'arrivée au pouvoir d'un parti islamique à un horizon proche, et qui marquait une forme d'émancipation par rapport à son thème de prédilection, à l'oeuvre dans Les Particules élémentaires comme dans La Carte et le territoire : le déclin du mâle occidental ? Une nouvelle fois en frappant fort et sous la ceinture.
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