On sent une légère frustration. Ou en tout cas, une petite pointe de sentiment d'injustice : s'il a l'impression d'avoir £uvré, avec la majorité en place, au bel avenir de sa ville, Arnaud Gavroy craint manifestement de ne pouvoir en profiter. " Le changement est là. Le terrain a été labouré, semé, les semences ont germé mais la récolte se fera durant la prochaine législature. Ceux qui seront là, et j'espère en être, bénéficieront de moissons abondantes ", lance l'échevin. En attendant aussi, voici quelques-uns des projets urbanistiques majeurs actuels ou futurs de la ville, qu'ils se retrouvent ou non dans le fameux schéma.
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On sent une légère frustration. Ou en tout cas, une petite pointe de sentiment d'injustice : s'il a l'impression d'avoir £uvré, avec la majorité en place, au bel avenir de sa ville, Arnaud Gavroy craint manifestement de ne pouvoir en profiter. " Le changement est là. Le terrain a été labouré, semé, les semences ont germé mais la récolte se fera durant la prochaine législature. Ceux qui seront là, et j'espère en être, bénéficieront de moissons abondantes ", lance l'échevin. En attendant aussi, voici quelques-uns des projets urbanistiques majeurs actuels ou futurs de la ville, qu'ils se retrouvent ou non dans le fameux schéma. La nouvelle caserne des pompiers. Dans ce dossier porté par le bourgmestre Jacques Etienne (CDH), le marché a été attribué. Et la première pierre, pour reprendre les mots d'Arnaud Gavroy, " devrait être posée avant la fin de la législature ". On parle d'une livraison en 2013 pour ce nouvel édifice de 10 000 mètres carrés, érigé à quelques encablures de la gare de Jambes. Le budget, autour de 12,5 millions d'euros, sera pris pour moitié en charge par la Ville. Le nouveau palais de justice. Le permis est déposé et le dossier est passé au conseil communal du 12 septembre, qui a autorisé l'ouverture de nouvelles voiries autour du bâtiment. Arnaud Gavroy prévoit le démarrage des travaux au début de l'année 2012, du moins si le fonctionnaire délégué, à la Région, se positionne en faveur du projet et délivre le permis. " La Régie des bâtiments est propriétaire du site des Casernes, mais nous allons acheter les terrains qui ne sont pas nécessaires au futur palais pour que la Ville, via sa Régie foncière, complète l'équipement du nouveau quartier par un parc public, des logements en partenariat public-privé et un parking, qui servira à la fois aux utilisateurs du palais et aux habitants ", précise l'échevin. La place de l'Ange. L'espace partagé est quasi terminé. Inauguration prévue début octobre. Il ne manque plus que les... nouvelles poubelles. Mais les passants peuvent déjà fouler la place rénovée. Le projet City Mall et la gare des bus. A force d'en parler, il finira bien par prendre chair, ce projet aussi ambitieux que délicat. Comme souvent, le financement de l'opération représente le nerf de la guerre. " Nous avons obtenu que les 50 millions promis par la Région pour la mobilité à Namur - ce qui, entre parenthèses, n'est pas grand-chose comparativement à ce qui a été alloué à Liège, Charleroi et Mons - soient bien confirmés par le gouvernement et utilisés dans le cadre du projet de gare des bus. On peut se féliciter de la proactivité dont on a fait preuve dans ce dossier. L'étude de faisabilité a été effectuée bien en avant avec la SRWT et la SNCB Holding. " Au niveau urbanistique, le périmètre de remembrement urbain (PRU) sera soumis à l'enquête publique entre le 21 octobre et le 20 novembre. Le PRU, qui permet à la ville de déroger au plan de secteur, lui donne également l'opportunité de réaliser un projet global d'aménagement pour la zone : ce n'est pas uniquement le centre commercial cher à City Mall qui doit naître du côté du square Léopold, mais également cette fameuse gare des bus et tout un réaménagement de l'urbanisme environnant, notamment au niveau de la mobilité. Le centre commercial (20 000 mètres carrés), dit le PRU, doit bien être perméable à la circulation piétonne, et s'ouvrir aux commerces existants. " On doit d'abord se mettre d'accord sur les fonctions, les implantations, les gabarits. Puis sur la mobilité aux alentours. Ensuite, on présentera le projet à la population, puis au conseil communal qui devra le voter, enfin à la Région wallonne, qui devra le ratifier. On espère qu'elle l'adoptera pour le printemps 2012. A ce moment-là, chaque permis pourra être déposé chez le fonctionnaire délégué ", lance encore Arnaud Gavroy. On peut donc, dans le meilleur des cas, espérer voir démarrer les constructions en 2013-2014. " Je ne vois pas la population s'élever contre ce projet. Ce n'est pas un site sensible, comme l'est le Grognon. Notre gare des bus actuelle, on s'y pendrait, et en plus, elle est dangereuse. Là, avec le centre commercial, ce sera la revanche du pôle nord de Namur par rapport à son pôle sud. On parle là de 100 millions d'investissement privé pour le centre commercial, c'est du pain bénit pour la Ville. Je n'ai pas souvenir d'un dossier aussi important que celui du quartier de la gare. " Le Port du Bon Dieu. " Nous avons tenu tête à Atenor, pour qu'ils n'y fassent pas n'importe quoi. Pas une urbanisation massive en tout cas, comme à la côte. Le projet, que nous avons débloqué avec le concours de Philippe Henry, est plus modéré, plus intégré au contexte namurois. Ils ont obtenu un rez + 4 + un étage dans le toit. Mais on ne fera pas que du logement sur le site : le ministre Henry a délivré le SAR (site à réaménager) il y a quelque mois. Les choses se mettent en place pour que ce dossier aboutisse. Et Atenor vient de déposer son permis. A titre privé, j'aurais préféré que la Ville maîtrise le sol, mais bon... " Le dossier de l'Atelier. On parle là d'une zone industrielle, sise près du pont des Grands-Malades, où l'ASBL l'Atelier employait jadis des personnes handicapées. L'association a revendu le site et la Ville a repris le dossier en main. " De nombreux promoteurs tournaient autour pour y construire un nombre incalculable de logements et de commerces. Colruyt et Cobelba se sont alliés pour racheter le site. On leur a bien précisé que la zone devait être une vraie extension de Namur, avec une architecture moderne. Il s'agira d'un tout nouveau petit quartier, d'une belle porte d'entrée pour Namur. Le ministre Henry y est favorable et vient de signer l'arrêté de reconnaissance provisoire du SAR ", explique l'échevin de l'Urbanisme. Le Décathlon. L'enseigne cherchait à s'installer dans la capitale wallonne depuis longtemps. C'est chose faite. Le permis a été accordé et l'opération se fera sur le site de l'Office Park de Loyers. " C'est une bonne affaire pour la zone de chalandise de Namur. De plus, nous installerons dans le magasin un petit portail promotionnel appelé Porte de Namur. " Le plateau de Bellevue, sur les dessus de Jambes. Le site appartient à la Régie foncière : il s'agit d'une ZACC (zone d'aménagement communal concerté) que la Ville a décidé d'urbaniser. Sur dix hectares, trois centaines de logements écologiques seront érigés, sur le modèle de ce qui se fait à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) et dans les villes les plus avancées dans le domaine. " On va soumettre le rapport urbanistique et environnemental (RUE) à l'enquête publique, du 21 novembre au 20 décembre. On fera également un cahier des charges qui nous servira dans la recherche de partenaires privés. " Encore un projet qui devrait éclore au cours de la prochaine législature. GUY VERSTRAETEN" 50 millions pour la mobilité à Namur, ce n'est pas grand-chose par comparaison à ce qui a été alloué à Liège, Charleroi et Mons " " Dans le futur Décathlon, nous installerons un petit portail promotionnel appelé "Porte de Namur" "