Dernièrement, nous avons entendu sur les ondes radio la réponse du bourgmestre Maxime Prévot aux incivilités croissantes à Namur : " Les papiers, ce n'est quand même pas moi qui les jette. " Un peu plus tard, Marie-Christine Marghem, quand on l'interroge sur le probable black-out : " Je ne suis quand même pas ingénieure, c'est de la faute d'Electrabel. " Quel beau...

Dernièrement, nous avons entendu sur les ondes radio la réponse du bourgmestre Maxime Prévot aux incivilités croissantes à Namur : " Les papiers, ce n'est quand même pas moi qui les jette. " Un peu plus tard, Marie-Christine Marghem, quand on l'interroge sur le probable black-out : " Je ne suis quand même pas ingénieure, c'est de la faute d'Electrabel. " Quel beau métier que de pouvoir crier haut et fort, lorsque tout va bien, c'est grâce à moi, mais quand tout va mal, c'est de la faute d'un autre. Il est bon de rappeler qu'en latin, on se référait au concept de res publicae : la chose publique. Concept d'un Etat gouverné en fonction des besoins des citoyens, de la collectivité. Et que c'est donc bien le premier but de la politique que de prendre en charge des besoins que le citoyen, seul, ne saurait assumer. C'est la notion d'espace public, et aussi d'ordre public, monsieur Prévot, dont vous êtes le garant dans votre commune. Concernant l'énergie électrique, madame Marghem, vous savez que le citoyen ne peut ni la produire, ni la distribuer, car les seuls intermédiaires qui peuvent la vendre ont été désignés par... les politiques. Ainsi, quand vous renvoyez la faute vers le citoyen ou une entreprise privée, vous oubliez que si ces responsabilités vous ont été confiées, c'est parce que, individuellement, nous ne pouvons pas nous en occuper. C'est l'essence même de la politique. Se sentir à la hauteur des responsabilités à assumer devrait être la seule raison qui pousse un citoyen à se présenter aux élections.