Nos politiques en mal d'idées croient pouvoir tout résoudre (Covid, inondations...) en distribuant à tout va l'argent que l'on n'a pas. La pension à 1 500 euros soulagera probablement les fins de mois difficiles de nos concitoyens en situation de précarité mais pour combien de temps? On nous ressasse à l'envi que les prix sont fixés par la loi de l'offre et de la demande. C'est vrai mais pas que. Le vendeur doit aussi tenir compte du pouvoir d'achat de son public cible. C'est d'autant plus vrai pour les biens de première nécessité. Pour les sceptiques, ...

Nos politiques en mal d'idées croient pouvoir tout résoudre (Covid, inondations...) en distribuant à tout va l'argent que l'on n'a pas. La pension à 1 500 euros soulagera probablement les fins de mois difficiles de nos concitoyens en situation de précarité mais pour combien de temps? On nous ressasse à l'envi que les prix sont fixés par la loi de l'offre et de la demande. C'est vrai mais pas que. Le vendeur doit aussi tenir compte du pouvoir d'achat de son public cible. C'est d'autant plus vrai pour les biens de première nécessité. Pour les sceptiques, je rappellerai que lors des restrictions dues à la Covid, l'économie s'est ralentie (déplacements, loisirs, Horeca, habillement...). L'épargne a été boostée, ce qui correspond à l'équivalent d'une augmentation du pouvoir d'achat due mécaniquement au frein des dépenses. La grande distribution en a profité pour augmenter ses prix jusqu'à 6% ! Je n'ai pas le souvenir d'avoir enregistré une quelconque protestation de nos "politiques", et les prix n'ont plus baissé par la suite. Par l'effet conjugué de l'augmentation du pouvoir d'achat et de la demande, les prix grimperont et les bénéficiaires de la pension minimum retrouveront, à (très) court terme, leur situation actuelle. Ils auront, entre-temps, entraîné dans leur précarité les autres retraités au montant de pension resté identique et à peine plus élevé que ce minimum ainsi que les autres allocataires sociaux aux indemnités inchangées. La résultante sera un appauvrissement général. Il serait peut-être temps que nos vieilles têtes chauves réfléchissent à d'autres pistes. Ils pourraient, par exemple, se pencher sur le panier de la ménagère, de plus en plus percé. Ainsi, l'énergie n'interviendrait actuellement, selon les dires d'un éminent économiste, que pour 3%. Pour les revenus modestes, l'énergie représente une part prépondérante du budget, bien au-delà de ces 3%! Une envolée des prix, en particulier celui du gaz, telle que nous la connaissons aujourd'hui, met à mal les finances des précarisés. L'augmentation de la pension minimum risque d'être fortement absorbée par ce seul poste. Avec ce seul exemple, nous voyons bien que la solution proposée est réductrice. Elle n'est ni satisfaisante ni pérenne mais rythmée au temps des "politiques", soit celui des élections.[...] Nous méritons mieux que ces cache-misères et ces rustines usagées. Que diable, Mesdames et Messieurs les "politiques", un peu plus d'ambition, d'imagination et, pourquoi pas, de courage! Il ne manque pas de pistes à explorer, notamment sur la fiscalité dans toutes ses composantes. Encore faudrait-il assainir les finances publiques et privilégier les investissements préventifs plutôt que curatifs, soit exactement le contraire de ce que vous nous avez servi ces deux dernières années.