" Nous devons nous battre pour la liberté ", s'exclame le roi Philippe. Ce message, d'une grande actualité, est lancé le 16 décembre depuis un haut lieu de mémoire, Bastogne. Nos souverains y ont participé aux commémorations du septante-cinquième an...

" Nous devons nous battre pour la liberté ", s'exclame le roi Philippe. Ce message, d'une grande actualité, est lancé le 16 décembre depuis un haut lieu de mémoire, Bastogne. Nos souverains y ont participé aux commémorations du septante-cinquième anniversaire de la bataille des Ardennes. " Cette bataille a signifié presque deux mois de combats durs ", a rappelé le souverain en rendant hommage aux libérateurs américains. Il a aussi profité de l'occasion pour mettre en garde contre les dangers qui guettent les démocraties contemporaines. Frank-Walter Steinmeier, premier président allemand à participer à cette commémoration au pied du Mardasson, a dénoncé le retour du racisme et de la xénophobie partout en Europe. Plus que jamais, l'histoire doit servir de leçon. Le 16 décembre 1944, les alliés voient le bout de la guerre et espèrent la fin de cinq années d'épouvante. Depuis le débarquement de Normandie, ils repoussent les Allemands. Prenant tout le monde par surprise, Hitler décide pourtant de mener une contre-offensive de la dernière chance dans les Ardennes. Jusqu'au 18 janvier 1945, quelque 25 000 soldats vont tomber dans des combats d'une extrême violence. Avant que la paix ne s'impose définitivement, pour septante-cinq ans.