C'était un sésame, ce n'en est plus. En interdisant aux chauffeurs titulaires d'une licence LVC, c'est-à-dire de location de voiture avec chauffeur, d'utiliser l'application Uber pour entrer en contact avec leurs clients, la cour d'appel ...

C'était un sésame, ce n'en est plus. En interdisant aux chauffeurs titulaires d'une licence LVC, c'est-à-dire de location de voiture avec chauffeur, d'utiliser l'application Uber pour entrer en contact avec leurs clients, la cour d'appel de Bruxelles a vidé cette licence de toute substance. Et embrasé le secteur des transports bruxellois. Pas tous: la compagnie des Taxis verts est à l'origine de cette action en justice, lancée il y a six ans. Cette dernière s'appuyait sur une ordonnance régionale de 1995 qui spécifie que les courses des taxis ne peuvent être transmises que par des radio- émetteurs, réservés aux "vrais" taxis, dont les chauffeurs disposent d'une licence estampillée "taxi". Selon les plaignants, toute course commandée par smartphone et par la plateforme Uber tombait dans l'illégalité. Pour autant, le calme ne revient pas parmi les quelque deux mille chauffeurs Uber et les conducteurs de taxis classiques, qui manifestent à tour de rôle dans la capitale. Tous attendent du gouvernement bruxellois qu'il élabore une solution juridiquement tenable dans le cadre d'une réforme plus globale du secteur du transport rémunéré de personnes. Annoncée depuis sept ans...