"Nous nous sommes interrogés quant à notre rôle dans la société en tant que banque. Cela nous a déjà permis de comprendre que nous sommes un acteur important du changement et un catalyseur de tendances. Les investissements que nous faisons ou facilitons contribuent à orienter notre société." Tel est l'avis d'Olivier Onclin, Head of Private, Business & Retail Banking de Belfius et membre du comité de direction.
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"Nous nous sommes interrogés quant à notre rôle dans la société en tant que banque. Cela nous a déjà permis de comprendre que nous sommes un acteur important du changement et un catalyseur de tendances. Les investissements que nous faisons ou facilitons contribuent à orienter notre société." Tel est l'avis d'Olivier Onclin, Head of Private, Business & Retail Banking de Belfius et membre du comité de direction. Suite à ce constat, et dans le souhait de donner ce coup de pouce salutaire, Belfius a défini des objectifs de durabilité ambitieux pour ses placements et ses investissements. "Sur les 40 milliards d'euros que nous gérons, plus de 12 milliards d'euros ont été investis dans des entreprises très soucieuses de l'environnement, du développement sociétal, de la santé et de la bonne gouvernance d'entreprise", explique Olivier Onclin. "Notre ambition est, d'ici fin 2022, de ne plus investir que dans des entreprises de cette nature." D'ici un an et demi, tous les produits de placement devront donc être conformes aux critères ESG, un sigle qui a son importance dans les cercles d'investisseurs. Il désigne l'Environnement, le Social et la Gouvernance comme les trois facteurs clés pour évaluer la durabilité des placements. Dans quelle mesure une entreprise mise-t-elle sur le climat, les matières premières et la consommation d'énergie? Se concentre-t-elle sur l'inclusion, la diversité et les relations avec ses partenaires? Et quelle est la transparence du processus décisionnel interne? La question est, bien sûr, de savoir pourquoi un investisseur devrait avoir ce type de préoccupations. La réponse d'Olivier Onclin est sans équivoque: "Quand on investit dans une entreprise, il est indispensable sur le long terme que cette dernière applique un business model durable. Les entreprises qui ne tiennent pas compte des aspects environnementaux ou sociétaux représentent un risque plus important pour l'avenir." Dès à présent, les périodes de sécheresse ou d'inondation causent des problèmes de production dans certaines parties du monde et les entreprises émettant beaucoup de CO2 encourront de plus en plus de pénalités financières dans les années à venir. "Les réglementations sont de plus en plus sévères pour les entreprises polluantes", souligne Olivier Onclin. "Par conséquent, investir dans des entreprises qui font des efforts en ce sens va de toute façon s'avérer payant." Il met toutefois en garde contre un changement trop brusque. "Devenir durable ne se fait pas en appuyant simplement sur un bouton. Il s'agit d'une transition qui, dans certains cas, peut prendre plusieurs années. En tant qu'investisseurs, nous devons également continuer à soutenir les différents secteurs pour les aider à réaliser cette transition." Belfius constate un intérêt croissant pour les investissements durables. Selon Olivier Onclin, cela tient au fait que les investisseurs veulent savoir à quoi leur argent va servir. Il n'est plus seulement question de rendement mais désormais aussi de l'impact que l'investisseur peut avoir. "Il est de plus en plus facile d'évaluer dans quelle mesure une entreprise prend des dispositions en faveur de la durabilité. Le règlement SFDR constitue une étape importante à cet égard. À partir de 2022, nous demanderons donc à chaque investisseur quelles sont ses préférences en matière de durabilité pour ses placements et nous communiquerons également de manière transparente sur le caractère durable des investissements que nous proposons." Il s'agit d'une bonne évolution car les labels se sont tellement multipliés ces dernières années qu'il n'était pas toujours évident de connaître la sincérité des ambitions d'une entreprise en matière de durabilité. "Nous étions déjà engagés dans la voie de la durabilité mais c'est encore plus le cas aujourd'hui", conclut Olivier Onclin. "Nous sommes convaincus que nous pouvons de la sorte améliorer la société et créer de la valeur." Ce n'est donc pas un hasard si la banque collabore pour ces investissements avec Candriam, créateur dans les années 1990 du premier fonds axé sur la durabilité. "La maturité que nous avons dans ce domaine nous permet également d'être un actionnaire actif vis-à-vis des entreprises dans lesquelles nous investissons. Nous faisons entendre notre voix. Candriam a par exemple contribué à faire en sorte que Starbucks utilise désormais des gobelets fabriqués à partir de matériaux recyclés." Belfius est elle-même fortement engagée dans le développement durable. "Nous ne pouvons évidemment pas prétendre prêcher la bonne parole sans donner nous-mêmes l'exemple", déclare Olivier Onclin. "Depuis l'an dernier, nous sommes la première banque neutre en carbone. Nous respectons donc nos propres règles et veillons à ce que nos collaborateurs les respectent également. Nos banquiers privés suivent des formations en la matière afin d'être à jour en permanence. Toutes ces démarches s'inscrivent dans la conviction que notre devoir est de contribuer à pousser la société dans cette direction."