Des corps d'enfants pantelants, tenus à bout de bras par des pères en larmes. Des familles entières décimées par un obus. Des civils brûlés par des bombes au phosphore blanc. A cause des visées haineuses de ses leaders, la population de Gaza est frappée par une armée qui a froidement intégré à son offensive les " dégâts collatéraux ". La guerre de Gaza est une horreur qui vaut à Israël la réprobation mondiale.
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Des corps d'enfants pantelants, tenus à bout de bras par des pères en larmes. Des familles entières décimées par un obus. Des civils brûlés par des bombes au phosphore blanc. A cause des visées haineuses de ses leaders, la population de Gaza est frappée par une armée qui a froidement intégré à son offensive les " dégâts collatéraux ". La guerre de Gaza est une horreur qui vaut à Israël la réprobation mondiale. Le sort inacceptable fait à tout un peuple résulte des enjeux d'un conflit où les civils sont sacrifiés à des objectifs stratégiques. C'est en essayant de les décrypter que l'on mesure la profondeur du malheur. Israël, déclare Shimon Peres, veut non pas un simple cessez-le-feu, mais la " fin de la terreur ". Et de préciser : " Nos objectifs sont clairs : nous ne voulons pas faire de Gaza un satellite de l'Iran. " Les images déchirantes des victimes font en effet perdre de vue l'enchaînement qui les a engendrées : depuis juin 2007 et le coup de force du Hamas contre le Fatah, les islamistes détiennent un territoire qu'ils se sont illégalement approprié et d'où ils entendent continuer à provoquer Israël. Or cette escalade n'aurait pas été possible sans le soutien d'une puissance extérieure. L'Iran, évidemment. Confronté à une élection présidentielle difficile, au mois de juin prochain, Mahmoud Ahmadinejad, en apparence discret jusqu'à l'investiture de Barack Obama mais particulièrement déterminé contre Israël, a beau jeu de brandir la " menace sioniste " pour faire oublier les difficultés internes qui pèsent sur sa réélection. Ce positionnement lui permet également de profiter de la grande confusion qui règne parmi les pays arabes : de la Syrie, plus proche allié de Téhéran et terre d'accueil du chef en exil du Hamas, à l'Egypte, très rétive à l'égard des maîtres de Gaza, la discorde laisse un créneau libre. Si le volume de l'aide financière - ou logistique - accordée par l'Iran au Hamas reste imprécis, le bénéfice du soutien manifeste apporté aux Palestiniens est réel en termes d'audience dans tout le monde musulman. D'autant plus que le Hezbollah chiite libanais, jusqu'ici tapi dans une réserve bien calculée, demeure la " deuxième frappe " dont dispose Téhéran pour menacer Israël en dernier ressort. A maints égards, et en dépit de la géographie, Gaza est un point de contact direct entre l'Iran et Israël. Pour le plus grand malheur des civils palestiniens.