L'assaut du Congrès américain par une foule en colère contre le résultat des élections est une honte pour les USA et pour le monde démocratique en général. Foule composée de néonazis, suprémacistes, conspirationnistes et même de gens simples trompés (trumpés?) par leur président encore en fonction. Heureusement, la plupart des responsables et élus républicains sont sensés et reconnaissent leur défai...

L'assaut du Congrès américain par une foule en colère contre le résultat des élections est une honte pour les USA et pour le monde démocratique en général. Foule composée de néonazis, suprémacistes, conspirationnistes et même de gens simples trompés (trumpés?) par leur président encore en fonction. Heureusement, la plupart des responsables et élus républicains sont sensés et reconnaissent leur défaite. C'est un principe démocratique depuis l'Athènes de Périclès. Des coups d'Etat ont été tentés à maintes reprises contre les régimes démocratiques occidentaux (et ont abouti): Napoléon en 1799, les bolcheviques en Russie en 1917, Mussolini en Italie en 1922, Hitler en Allemagne en 1933 et Franco en Espagne en 1936. Sombres étapes de l'histoire de l'humanité. Seuls Staline et Mao ont fait pire! Aujourd'hui, les partis populistes, de gauche comme de droite, participent à la démocratie, comme voie de conquête du pouvoir, mais n'acceptent le résultat des urnes que si l'issue leur est favorable ; sinon, c'est que forcément il y avait fraude! Et quand ils sont au pouvoir, comme en Hongrie ou en Pologne, ils modifient les règles politiques constitutionnelles en vigueur à leur profit (fin de l'indépendance judiciaire et de la presse, oppression des minorités, etc.). Le miroir des populistes est un Poutine en Russie, un Xi Jin Ping en Chine, voire un Kim Jong-un en Corée du Nord, curieusement, personnages qu'admirait Trump. Pour être né sous la dictature franquiste, je ne recommande à personne d'expérimenter la vie dans un régime autoritaire [...]. Alors, j'en appelle à tous ceux et celles qui croient en la démocratie, la liberté, le bon sens, qu'ils soient de gauche, de centre, de droite ou sans position politique claire, à s'unir, ne pas tomber dans la facilité de l'appel de ces partis qui se disent à tort la voix du peuple [...]. Tout n'est pas rose dans nos démocraties, certes, et des amendements doivent se faire progressivement, de l'intérieur, pas par des assauts de hordes sauvages.