L'endroit joint le charme d'un hôtel particulier qui a gardé une somptueuse structure du début du XXe siècle au prestige d'une adresse dédiée à toutes les facettes de l'art d'hier et d'aujourd'hui. Myriam et Amaury de Solages ont fait de Maison Particulière un cadre propice à la contemplation (ici, il n'y a rien à vendre). Ce n'est ni un musée ni une galerie de plus, mais un espace nouveau où l'art s'expose de manière inédite. Un écrin élégant et raffiné qui ne se limite pas à la présentation d'oeuvres, mais invite à revenir, flâner, se poser dans un fauteuil, feuilleter une revue, partager et éc...

L'endroit joint le charme d'un hôtel particulier qui a gardé une somptueuse structure du début du XXe siècle au prestige d'une adresse dédiée à toutes les facettes de l'art d'hier et d'aujourd'hui. Myriam et Amaury de Solages ont fait de Maison Particulière un cadre propice à la contemplation (ici, il n'y a rien à vendre). Ce n'est ni un musée ni une galerie de plus, mais un espace nouveau où l'art s'expose de manière inédite. Un écrin élégant et raffiné qui ne se limite pas à la présentation d'oeuvres, mais invite à revenir, flâner, se poser dans un fauteuil, feuilleter une revue, partager et échanger. " Nos accrochages temporaires fédèrent collectionneurs, artistes et invités littéraires, explique la directrice Carole Schuermans. Ils sont thématiques pour se distinguer du monde muséal et institutionnel. Les dix petits salons, déployés sur trois étages ouverts au public, accueillent aussi un ameublement différent qui renvoie directement à une résidence privée ". Pour chaque accrochage, Myriam et Amaury de Solages convient trois ou quatre collectionneurs à interpréter librement, de façon personnelle et subjective, le thème qui leur est proposé. Chaque participant sélectionne lui-même environ vingt-cinq oeuvres, dans sa collection, dont il estime qu'il y a un lien direct, un écho avec le thème choisi. Les maîtres des lieux assurent la scénographie, en veillant que toutes les oeuvres se répondent et tissent des liens. Maison Particulière s'offre ce printemps un joli challenge, avec un accrochage résolument européen, réunissant pour la première fois l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas et la Belgique. Son thème, Résonance(s), questionne les notions de correspondances, de vibrations et d'échos, à la fois émotionnels, spirituels et intellectuels. Car une oeuvre répercute toujours une vision ardente sur le monde qui l'entoure. La prestigieuse Collezione Maramotti, créée par la famille Maramotti, propriétaire du groupe Max Mara, est un temps fort de cette initiative. Née de la passion du fondateur, Achille Maramotti, elle retrace l'histoire de la scène artistique italienne et pousse la découverte vers d'autres courants et grands artistes de la fin du XXe siècle. L'engagement de la famille dans le domaine de l'art est particulièrement actif. Elle offre des résidences d'artistes et organise tous les deux ans le Max Mara Art Prize for Women. Sur les murs blancs de Maison Particulière, les oeuvres de la Collezione Maramotti vont se répondre et résonner magistralement : la fragilité de la vie humaine dans l'autoportrait un peu flou de Francesco Gennari, la mémoire familiale dans l'opus de Kaarina Kaikkonen, les liens entre la religion et les " poseurs de bombe " chez Gregory Green ou encore, l'architecture en tant que témoin de l'histoire chez Daniel Rich. Autant de territoires pour aller au- devant d'émotions, de réflexions, d'interrogations... Résonance(s), Maison Particulière, 49, rue du Châtelain, à Bruxelles, jusqu'au 29 juin. www.maisonparticuliere.beBarbara Witkowska