Ceux qui sont passés par la Grand-Place de Nivelles depuis le 23 mars l'ont compris : le chantier de restauration du centre urbain vient de débuter. On y trouve un joyeux micmac entre les voitures qui ne savent plus se parquer et les piétons qui ont perdu leur trottoir... " Mais c'est pour la bonne cause de tous ", insiste Valérie De Bue, échevine de l'Urbanisme de Nivelles.
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Ceux qui sont passés par la Grand-Place de Nivelles depuis le 23 mars l'ont compris : le chantier de restauration du centre urbain vient de débuter. On y trouve un joyeux micmac entre les voitures qui ne savent plus se parquer et les piétons qui ont perdu leur trottoir... " Mais c'est pour la bonne cause de tous ", insiste Valérie De Bue, échevine de l'Urbanisme de Nivelles. Cet important projet a, il est vrai, un objectif louable : rendre le c£ur de la ville aux habitants. L'utilisation de l'espace autour de la collégiale va être radicalement réorganisée selon trois grands axes. Un : le piétonnier entre la rue de Saintes et le palais de justice où une agréable esplanade bordera les commerces. Deux : une desserte pour bus et taxis vers la rue de Mons. Les véhicules emprunteront le troisième axe, de circulation, qui traversera la Grand-Place dans sa partie ouest. Il restera des places de parking autour de l'hôtel de ville. Le chantier connaîtra trois phases. La première : la zone piétons-cyclistes, qui vient de débuter et doit aboutir en janvier 2010. La seconde, le long de la collégiale face à l'Union, sera assurée en parallèle jusqu'à cet automne. La dernière étape prendra alors le relais pour clôturer les travaux, si tout va bien, en été 2011. La majorité de la population a suivi le mouvement, quelques-uns sont toutefois encore opposés au projet. Ils ont introduit un recours contre le permis d'urbanisme au Conseil d'Etat. Rejeté en suspension, l'action en annulation suit son cours. Les travaux peuvent se poursuivre. Côté budget, l'investissement de 5 millions d'euros est financé intégralement par la ville. Nivelles en veut encore davantage pour chouchouter ses Aclots. La Dodaine sera elle-même le fil conducteur du nouveau Plan communal d'aménagement (PCA) de son parc. Valérie De Bue explique : " Il est grand temps de donner une cohérence à ce site. Au départ simple parc, il a ensuite accueilli un lac artificiel, des activités de loisirs, puis de plus en plus d'infrastructures sportives. " Une série d'options ont été fixées par le collège échevinal. En matière d'infrastructures sportives, reconstruire la salle de sports, transformer la piscine, conserver le club de tennis, déménager le terrain de football au domaine militaire et maintenir la zone skateboard. Côté services, prévoir un local de maintenance communale et la possibilité d'implanter un hôtel pour accueillir des sportifs. En termes de mobilité, les espaces piétons et cyclistes occuperont la majeure partie du site. Il faudra intégrer le minimum d'accès de voitures ou de cars, en bonne liaison avec les quartiers environnants. Aujourd'hui, l'étude approfondie du plan est entre les mains du Creat de l'UCL. Ces décisions doivent encore être traduites sous forme de cartes dans le PCA, en accord avec la Région. Ensuite, la Commission d'aménagement du territoire devra trancher, sans oublier l'enquête publique, avant que le projet ne revienne sur la table du Conseil communal et du collège échevinal, maître d'ouvrage. C.W.