L'est du Brabant wallon vibrerait-il au son des querelles de clochers voisins ? " On ne peut pas dire qu'André Antoine, avec qui je m'entends bien par ailleurs, fasse tout pour faire avancer le dossier de la zone d'activités économiques de Piétrain, à cheval sur Jodoigne, Hélécine et Orp-Jauche ", regrette le mayeur de Jodoigne, Jean-Paul Wahl (MR). Une zone qui se trouve actuellement contestée au Conseil d'Etat, suite à des plaintes d'habitants de Piétrain.
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L'est du Brabant wallon vibrerait-il au son des querelles de clochers voisins ? " On ne peut pas dire qu'André Antoine, avec qui je m'entends bien par ailleurs, fasse tout pour faire avancer le dossier de la zone d'activités économiques de Piétrain, à cheval sur Jodoigne, Hélécine et Orp-Jauche ", regrette le mayeur de Jodoigne, Jean-Paul Wahl (MR). Une zone qui se trouve actuellement contestée au Conseil d'Etat, suite à des plaintes d'habitants de Piétrain. De l'aveu même du mayeur libéral : " J'ai conditionné la zone à la création d'un contournement du centre-ville, ultra-engorgé par le passage des véhicules. Mais il n'y a pas de moyens financiers pour ce contournement. C'est ce qu'André Antoine vous dira. " Presque. A ceci près : " Jean-Paul Wahl a fait pire encore : il a conçu cette zone de Piétrain, qui est d'ailleurs majoritairement située sur le territoire d'Hélécine, uniquement pour obtenir son contournement ", lance le ministre régional Antoine (CDH) qui, dans ses compétences, détient également les zones d'activités économiques. Et il en remet une louche : " Jean-Paul Wahl place le débat au niveau politique. Mais c'est sous l'ancien gouvernement que cette zone, placée au milieu de nulle part, a été imaginée. Aucun des ministres libéraux de l'époque n'a débloqué de moyens pour la développer. C'est toujours un problème budgétaire. Cela dit, je soutiens cette zone, car nous avons besoin de surfaces dédiées à l'activité économique dans cette partie du Brabant wallon. Mais il faut aussi que Jodoigne se penche sur ses problèmes de mobilité : ce n'est pas tout d'accueillir de nouveaux habitants au fil des ans. "Les problèmes de mobilité, ce n'est pas ce qui manque à Jodoigne. La ville, géographiquement placée au confluent de la chaussée de Tirlemont (en provenance de la E40) et de la chaussée de Charleroi (en provenance de la E411), ainsi que de celles de Wavre et de Hannut, est asphyxiée aux heures de pointe. On parle de 20 000 véhicules en transit. Dans une ville qui, si elle est plus vaste que certaines entités comme Wavre, n'en est pas beaucoup moins dense. " Cette circulation empêche tout développement harmonieux de la ville, peste Jean-Paul Wahl. C'est pourquoi le projet de contournement du centre-ville est essentiel pour nous. Mais il n'est pas inscrit dans les priorités du gouvernement wallon... "En réalité, ce contournement n'est pas totalement ignoré par le ministre de tutelle puisque ce dernier vient récemment d'annoncer le début des travaux de maillage entre la N222 (rue de la Maladrerie) et la N29 (chaussée de Charleroi), afin de faciliter la liaison entre les parties du parc économique sises de part et d'autre de la rue de la Gette et de la chaussée de Charleroi. Exactement le sens... inverse vers l'ouest de ce que souhaite le mayeur de Jodoigne, qui entend qu'on relie la chaussée de Charleroi à Hélécine sans passer par son centre-ville. " C'est déjà un début ", estime tout de même Jean-Paul Wahl. En écho à cet enjeu, André Antoine tente d'élever le débat : " Je veux promouvoir davantage les transports en commun et pas forcément les contournements et les nouvelles voiries routières. Mais je reconnais qu'il y a des contournements problématiques ; pas seulement à Jodoigne d'ailleurs. A Wavre ou à Tubize également. "G.V.