Sa première pierre est posée sur les débris d'une ancienne église désaffectée d'un couvent jésuite : drôle de berceau pour une université. Son acte de baptême, daté du 25 septembre 1817, est délivré par le roi Guillaume Ier des Pays-Bas : un pavill...

Sa première pierre est posée sur les débris d'une ancienne église désaffectée d'un couvent jésuite : drôle de berceau pour une université. Son acte de baptême, daté du 25 septembre 1817, est délivré par le roi Guillaume Ier des Pays-Bas : un pavillon hollandais pour départ dans la vie. L'université de Liège en a vu d'autres, en deux siècles d'une existence qui n'a rien eu d'un long fleuve tranquille. Saccagée lors de la Première Guerre mondiale, bombardée lors de la Seconde, l'alma mater a toujours su se relever, reprendre son souffle et se réinventer génération après génération. A partir du milieu des années 1960, " elle va entrer indéfiniment en état de crise, ou plutôt de crises au pluriel. Et chacune de ses victoires, chacun des indices de sa survie, seront conquis de haute lutte, sans répit. Avec le recul, on peut même se demander ce qui la fait tenir debout ", s'interrogent Philippe Raxhon et Veronica Granata. C'est ce miracle permanent que ces deux historiens " maison " retracent dans Mémoire et Prospective. Université de Liège (1817 - 2017) (Presses universitaires de Liège, 197 p.), à travers le récit haut en couleur et richement illustré de ce qui reste une grande aventure scientifique et humaine. Pierre Havaux