Reprise économique imminente aux Etats-Unis ? Les nouvelles statistiques disponibles renforcent la crédibilité du scénario : inflation faible, amélioration de l'emploi, fin de la récession dans l'industrie manufacturière et forte hausse de la confiance des consommateurs, tout semble réuni pour soutenir l'activité économique américaine. Seul le manque d'enthousiasme affiché par les entreprises pour investir vient quelque peu ternir le tableau.
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Reprise économique imminente aux Etats-Unis ? Les nouvelles statistiques disponibles renforcent la crédibilité du scénario : inflation faible, amélioration de l'emploi, fin de la récession dans l'industrie manufacturière et forte hausse de la confiance des consommateurs, tout semble réuni pour soutenir l'activité économique américaine. Seul le manque d'enthousiasme affiché par les entreprises pour investir vient quelque peu ternir le tableau. Le président de la Réserve fédérale ne s'y est d'ailleurs pas trompé : Alan Greenspan a rappellé que la vigueur de la reprise dépendra avant tout des investissements des entreprises. Les ménages américains, qui ont soutenu l'économie ces derniers trimestres par leur forte consommation, ont utilisé pratiquement toutes leurs ressources et ne peuvent dorénavant plus augmenter leurs dépenses.En Europe aussi des signes de reprise apparaissent : un peu partout, la confiance des entrepreneurs augmente. La situation actuelle n'est pas tellement mieux perçue par les chefs d'entreprises mais, du fait de l'embellie sur l'horizon conjoncturel américain, leurs attentes futures s'améliorent. La reprise économique européenne dépend avant tout de l'activité aux Etats-Unis, censée se reprendre plus vite et avec plus de vigueur. Par ailleurs, les conflits sociaux larvés qui se développent dans différents pays européens, à l'image des difficiles négociations salariales en Allemagne ou de la contestation sociale en Italie, laissent planer un doute en ce qui concerne les évolutions futures au sein de l'Union européenne. Dans ce contexte, l'euro est resté faible face au dollar. Amorcé depuis la fin de l'an dernier, le processus de réajustement des dollars australien et néo-zélandais s'est poursuivi le mois passé. Pour rappel, ces devises avaient été durement sanctionnées suite aux événements de septembre 2001. Depuis, en dépit de quelques ajustements à la baisse, globalement, ces monnaies s'apprécient face à l'euro. Alors que les marchés, suite au ralentissement conjoncturel mondial, craignaient le pire pour ces économies fortement impliquées dans les échanges internationaux, elles affichent une santé étonnante.Les taux d'intérêt à court terme ont oscillé, en mars, dans une fourchette comprise entre 3,30 et 3,40 %. Il n'ont pas connu d'évolution significative par rapport au mois précédent, les marchés s'attendant à ce que la Banque centrale européenne (BCE) conserve une position de statu quo lors des prochaines décisions monétaires. Les comptes d'épargne, dont les conditions restent en principe liées aux taux à court terme, n'ont pas bougé. La rémunération offerte varie toutefois d'une institution à l'autre, les petites institutions proposant des conditions toujours supérieures à celles des grandes banques. Avant de placer votre argent, comparez donc les taux affichés par les banques. Renseignez-vous aussi sur le mode d'octroi des primes d'accroissement et/ou de fidélité. Certaines banques proposent en effet des promotions intéressantes pour le moment (le fameux 2 % de taux de base + 2 % de prime d'accroissement) mais toutes ne jouent pas le jeu à fond. L'offre ne court en effet pas toujours pendant toute la période nécessaire à l'octroi de la prime. En cours de route, les conditions sont ainsi parfois susceptibles d'être revues à la baisse, avec à la clé un rendement final raboté. Et si l'épargnant retire son argent trop tôt (avant que la prime ne soit accordée), il ne perçoit alors que le taux de base. Nous préférons les institutions qui offrent de bonnes conditions de manière régulière ou qui les garantissent pendant toute la période nécessaire à l'octroi des primes.Les taux d'intérêt à long terme ont progressé sur fonds de bonnes nouvelles. Ces dernières ont poussé les investisseurs à revendre une partie des obligations qu'ils détenaient en portefeuille afin d'acheter des actions dont ils espèrent un meilleur rendement. Cela a donc fait baisser les cours obligataires avec, en corollaire, une remontée des taux des obligations. Fin mars, le rendement de l'emprunt d'Etat belge à 10 ans évoluait aux alentours de 5,40 %, contre 5,20 % un mois plus tôt. Face à l'augmentation des taux obligataires, les banques ont revu les conditions des bons de caisse à la hausse. Ici aussi, ce sont les petites institutions qui se montrent les plus généreuses. En Bourse, le climat aura été très printanier en mars. Le regain d'optimisme ne porte cependant pas sur les résultats du semestre en cours mais bien sur l'amélioration escomptée des résultats pour l'automne prochain. L'essentiel des résultats 2001 étant maintenant publié et les cours prenant en compte les doutes des investisseurs quant aux pratiques comptables des sociétés suite à la faillite d'Enron, les bonnes nouvelles sur le front de l'économie ont tiré les cours vers le haut. La plupart des Bourses européennes ont gagné un bon 5 % sur le mois. Logiquement, les valeurs cycliques ont été clairement mises à l'honneur. Outre les industrielles, le secteur automobile (Peugeot, Renault, VW...) a fait un bond. Redressement également dans le secteur des médias qui, fortement touché par la chute des revenus publicitaires, semble entrevoir le bout du tunnel. Le premier trimestre sera cependant encore mauvais et la rapidité et l'ampleur de la reprise des dépenses publicitaires reste une inconnue. Les actions pétrolières ont, de leur côté, profité de la hausse du prix du baril, la demande étant orientée à la hausse alors que les producteurs restent sur leurs positions quant à leurs quotas de production. Les assureurs européens, qui avaient été fortement sous-pondérés dans les portefeuilles suite aux attentats du 11 septembre et à la vague de faillites qui a plombé leurs résultats, ont pu également rebondir. Toutes les mauvaises surprises ne sont cependant pas encore exclues de ce côté : privilégiez donc les compagnies peu exposées mais qui ont un potentiel attrayant. Les secteurs défensifs tels que l'alimentation ou la pharmacie ont en échange été délaissés. A noter que, sur un an, le secteur alimentaire affiche encore l'une des meilleures performances. Par sa composition, la Bourse de Bruxelles est considérée comme défensive et n'a donc pu bénéficier pleinement de l'optimisme ambiant. La nouvelle qui a fait le plus de bruit est celle de l'offre publique d'achat d'Almanij sur sa filiale Gevaert. Pour une fois dans le cas des opérations de reprise, celle-ci a fait l'unanimité : la simplification de la structure en cascade est une bonne chose et le prix offert est correct. A quelques rares exceptions près, les résultats 2001 ont été publiés. Les avertissements sur bénéfices faits précédemment ont limité les déceptions. Ainsi, le cours d'Agfa-Gevaert et de Barco ont pu repartir de l'avant après l'annonce de lourdes pertes. Dans les deux cas, celles-ci étaient pour l'essentiel anticipées et le pire semble désormais appartenir au passé...Budget Hebdo