Voilà sans conteste l'un des romans les plus bouleversants de cette rentrée littéraire, le quatrième de Philippe Pollet-Villard, qui s'impose en écrivain majeur. Inspiré par l'enfance de sa mère, il ...

Voilà sans conteste l'un des romans les plus bouleversants de cette rentrée littéraire, le quatrième de Philippe Pollet-Villard, qui s'impose en écrivain majeur. Inspiré par l'enfance de sa mère, il raconte l'histoire de Marie, confinée dans un orphelinat jusqu'à son adoption, en 1944, par une soi-disant " tante ". Faute de papiers en règle, toutes deux quittent Paris pour s'installer dans un village de l'est de la France, en zone occupée. Mais la " vieille " tombe malade et la gamine de 12 ans doit se débrouiller seule pour assurer leur quotidien. Très vite, même les repas de rutabagas deviennent un lointain souvenir. Jusqu'à ce que Marie se fasse embaucher à la plonge dans une caserne de soldats allemands, qui la baptiseront " die kleine Fliege (la petite mouche) ". Impossible de ne pas s'attacher à cette jeune héroïne si dure au mal, dont l'existence sordide est magnifiée par une écriture épatante. " Il ne faut jamais cesser de croire en l'humain ", telle est sa maxime. D. P.