Sortir des sentiers battus. Oser se risquer sur des pistes inédites, originales... Le temps est-il venu d'ancrer notre vie dans de nouvelles valeurs, loin des chimères et fausses utopies qui nous ont conduits droit dans le mur ? Partir du chaos permet tout. Alors que les propos alarmistes d'avant la grande débâcle financière et économique n'avaient entraîné que des vaguelettes, c'est un véritable raz de marée nourri par l'indignation qui, aujourd'hui, déferle aux quatre points cardinaux de la planète. Une formidable opportunité pour remailler une économie en lambeaux, nourrir des idées, des défis dignes du IIIe millénaire.
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Sortir des sentiers battus. Oser se risquer sur des pistes inédites, originales... Le temps est-il venu d'ancrer notre vie dans de nouvelles valeurs, loin des chimères et fausses utopies qui nous ont conduits droit dans le mur ? Partir du chaos permet tout. Alors que les propos alarmistes d'avant la grande débâcle financière et économique n'avaient entraîné que des vaguelettes, c'est un véritable raz de marée nourri par l'indignation qui, aujourd'hui, déferle aux quatre points cardinaux de la planète. Une formidable opportunité pour remailler une économie en lambeaux, nourrir des idées, des défis dignes du IIIe millénaire. Avons-nous le choix ? Bien sûr que non. Mais la crise n'est pas pour autant une fatalité. Ne favorise-t-elle pas, aussi, l'imagination, la créativité, l'initiative ? Déjà, certaines pistes se dessinent pour esquisser un chemin éthique qui a du sens, du c£ur aussi. " Désormais, il faudra la jouer collectif ", prétend Régis Debray dans son dernier opus, Le Moment Fraternité (Gallimard). Et d'ajouter : " L'économie seule ne fera jamais une société. " Et si le militant à rebrousse-temps avait raison ? Et si, désormais, il était impératif de tenir davantage compte de la dimension sociale dans tous les projets économiques ? Et si nos responsables politiques, plutôt que de somnoler sur le passé, décidaient de passer à l'acte ? Certes, ils devront ferrailler contre les sceptiques, les conservateurs à courte vue, les inconscients qui se sont faufilés dans tous les partis. Mais l'heure est aux élections citoyennes avec, pour point d'orgue, une réhabilitation de l'Etat, donc de ceux qui nous gouvernent. C'est la dimension éthique de la crise. Pour autant qu'ils portent des projets responsables, contre la pensée molle et les mesurettes qui sont de véritables cache-misère sociaux. L'électeur ne rêve-t-il pas de réformes en profondeur, de politique qui mêle adroitement l'intergénérationnel, la mixité, la solidarité, la sociabilité, la convivialité ? L'idéalisme et le pragmatisme ? On le sait bien, il faudra creuser profond. La mutation prendra du temps. Elle devra mobiliser toutes les énergies et l'ensemble de la société : économistes, chercheurs, enseignants, artistes, visionnaires, têtes pensantes, universitaires... tous réquisitionnés ! La rupture le vaut bien. A la veille des élections, Le Vif/L'Express a joué le jeu. Pour notre magazine, il ne s'agit pas seulement d'analyser, de pointer, de critiquer (au sens littéral du terme). Mais aussi de suggérer. D'apporter notre contribution à l'indispensable changement. Avec des propositions qui sont autant de combats citoyens pour une vie meilleure, ici même, en Belgique. Agir vite et bien, nous le voudrions tous. Mais ces propositions demandent, aussi, une vraie volonté et un sérieux courage politiques. C'est ce que nous attendons de nos futurs élus. Et vous, chers lecteurs, qu'en pensez-vous ? C'est avec un mélange d'impatience et de curiosité que nous attendons VOS idées sur notre site www.levif.be. Et à la veille des élections, nous ne manquerons pas de les publier à l'attention de tous ceux qui sollicitent un mandat, animés non pas par le seul appât du pouvoir, mais bien par un véritable engagement pour le changement.