Le chapitre migratoire de l'accord de gouvernement se distingue par un changement de vocabulaire. On l'a salué, de même que la volonté de baser la politique migratoire de notre pays sur des bases objectives. Quand on entre dans le détail, on peut faire des critiques sur l'approche des retours volontaires ou forcés. La déception des personnes ...

Le chapitre migratoire de l'accord de gouvernement se distingue par un changement de vocabulaire. On l'a salué, de même que la volonté de baser la politique migratoire de notre pays sur des bases objectives. Quand on entre dans le détail, on peut faire des critiques sur l'approche des retours volontaires ou forcés. La déception des personnes sans papiers a été grande, aucune régularisation n'est annoncée. Nous l'avons dénoncé. La communication du secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration tend toutefois à être plus nuancée, même si nous trouvons malheureux son "Je ne céderai pas au chantage" à l'église du Béguinage occupée par des sans-papiers. Le positif: l'audit des institutions liées à l'asile et au séjour, la codification de cette matière et la place laissée des consultations. Le négatif: on voit se développer des projets concernant les personnes migrantes en transit qui manquent de finesse. Les Pays-Bas ont accepté de reprendre certaines procédures à zéro quand elles étaient mal engagées. Résultat: il y eu quatre fois plus de demandes d'asile des migrants en transit. Nous disons aussi que les centres fermés pour étrangers sont coûteux (200 euros par jour et par personne) et qu'ils brisent des vies. Sur les visites domiciliaires (NDLR: pour le migrant ayant reçu un ordre de quitter le territoire), on devra repartir au combat si elles sont remises sur le tapis. Pour le regroupement familial, nous ne sommes pas optimistes non plus, car, si on suit l'exemple de pays voisins, la politique pourrait devenir plus restrictive. Quant au pacte migratoire européen, la Belgique n'a encore rien annoncé, alors qu'elle devrait faire preuve de plus de progressisme. Le bouclier européen est une excuse."