Je vous transmets la réaction d'un membre de notre association après la publication de l'article de Vincent Delcorps, " Le 23 mai 1965, l'envolée des partis communautaires belges " (Le Vif/L'Express du 21 mai dernier) : la phrase " Les querelleurs se sont trouvé un autre cli...

Je vous transmets la réaction d'un membre de notre association après la publication de l'article de Vincent Delcorps, " Le 23 mai 1965, l'envolée des partis communautaires belges " (Le Vif/L'Express du 21 mai dernier) : la phrase " Les querelleurs se sont trouvé un autre clivage " est très caractéristique d'un antipolitisme qui sévissait alors (d'ailleurs le RW fut souvent traité de parti rexiste). De fait, le poujadisme contient souvent cette idée que les politiciens vivent des conflits au point, parfois, de même les inventer pour vivre. L'an passé, avant les élections de mai, Mark Eyskens, devant un public très " belge ", méprisait la N-VA et son fonds de commerce que sont les questions communautaires. Il aurait dû réfléchir au fait que les conflits en politique, ce ne sont pas les politiciens qui les créent. Ils les trouvent. Et sur 1965, il ne faut pas oublier l'extraordinaire avancée du PLP qui se fit sur le thème de l'unité belge, quoique plus discrètement qu'en 1968 (où la chose ne lui rapporta rien ! ). Le nationalisme belge serait, lui, l'expression d'une ouverture au monde alors que la prise de conscience par les Wallons que leur pays était menacé d'une régression grave sur tous les plans ne relèverait que d'un malsain " repli sur soi " ? Ceux qui restent attachés au système belge n'arrivent décidément pas à renouveler leur manque de réflexion.