La reine des campagnes a perdu de son lustre. Plus politiquement correcte que jamais (il peut être téméraire de se réjouir ouvertement du malheur d'un autre et des scandales qui l'accablent), l'affiche électorale achève de s'af...

La reine des campagnes a perdu de son lustre. Plus politiquement correcte que jamais (il peut être téméraire de se réjouir ouvertement du malheur d'un autre et des scandales qui l'accablent), l'affiche électorale achève de s'affadir. Elle se fait discrète, colorie de moins en moins le mobilier urbain, elle n'est même plus drôle. A quoi bon ? C'est à peine si le passant, tête basse, l'oeil vissé sur le portable, daigne encore lui jeter un regard distrait. Mise au pas par la loi, la voilà détrônée un peu plus encore dans l'art délicat de séduire l'électeur. La pêche aux voix se pratique désormais sur d'autres terrains de chasse : les réseaux sociaux. Pour le meilleur et pour le pire.