"Les médias, les entreprises, les gouvernements, tout le monde parle sans arrêt de l'économie verte, mais jusqu'à présent personne ne pouvait l'évaluer en chiffres, explique Heleen Van Hoof, green consultant chez Econopolis. C'est pourquoi nous avons établi un premier indicateur vert qui tient compte de toutes les facettes vertes pertinentes de l'économie. A l'aide de cet indicateur, nous avons dressé un classement qui détermine le niveau écologique de l'économie de 27 pays européens. "
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"Les médias, les entreprises, les gouvernements, tout le monde parle sans arrêt de l'économie verte, mais jusqu'à présent personne ne pouvait l'évaluer en chiffres, explique Heleen Van Hoof, green consultant chez Econopolis. C'est pourquoi nous avons établi un premier indicateur vert qui tient compte de toutes les facettes vertes pertinentes de l'économie. A l'aide de cet indicateur, nous avons dressé un classement qui détermine le niveau écologique de l'économie de 27 pays européens. "Il s'agit de 25 des 27 Etats membres de l'UE - à l'exception de Malte et de Chypre pour lesquels les données sont trop peu représentatives. Ces deux pays ont été remplacés par la Suisse et la Norvège. " Dans différents domaines, la Suisse constitue une référence verte pour l'Europe, commente Heleen Van Hoof. Quant à la Norvège, elle a certes une importante industrie pétrolière polluante, mais elle s'occupe déjà depuis de nombreuses années d'énergies renouvelables. En tant que pays voisin de l'Union européenne, il est dès lors important de l'intégrer à la liste. "Econopolis a basé le classement vert des 27 pays sur cinq groupes de données - récoltées auprès d'Eurostat, des Nations unies et de l'OCDE - qui doivent esquisser ensemble une image équilibrée d'une économie verte : le transport, l'énergie (la production d'énergies renouvelables et l'utilisation efficace de l'énergie), l'environnement, l'innovation (mesurée sur la base du nombre des brevets en technologie propre) et la manière dont on utilise les matières premières, bref, l'utilisation des matériaux. La Suisse décroche la première place. " C'est un pays économiquement fort qui consacre à la fois beaucoup d'attention à une politique environnementale consciente et à une limitation de toutes sortes d'émissions, poursuit Heleen Van Hoof. Il est également novateur en matière de technologie verte et utilise ses sources énergétiques avec parcimonie. En tant que pays de transit traversé par de nombreux camions, il obtient de moins bons chiffres pour le transport (onzième place). La part du transport de marchandises par rail, moins polluant, a néanmoins pu limiter quelque peu le résultat négatif. "La Belgique preste moins bien dans ce classement. Elle n'occupe que la treizième place et affiche ainsi un plus mauvais résultat que la moyenne des 27 pays de la liste. " La Belgique est surtout à la traîne en ce qui concerne la politique énergétique : l'efficacité énergétique et l'usage d'énergies renouvelables laissent à désirer, souligne Heleen Van Hoof. En matière de protection de l'environnement, nous faisons un peu mieux mais, pour le transport, nos chiffres sont mauvais car nous sommes aussi un pays de transit. " La Belgique occupe actuellement la treizième place mais, si nous nous limitons aux facteurs énergie, environnement et transport, son score est encore beaucoup plus médiocre. Sur le plan de l'innovation et de l'utilisation des matériaux, notre pays se défend par contre relativement bien. Quoi qu'il en soit, les pays voisins - Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni et France - prestent mieux que nous. " Par rapport à eux, nous sommes carrément mauvais, dit Heleen Van Hoof. Notre politique est peu centralisée, il y a trop d'initiatives indépendantes les unes des autres et la traduction en initiatives concrètes se déroule trop lentement. " Quant à savoir si cette situation va s'améliorer, nous pourrons nous en rendre compte d'ici à quelques mois. Econopolis a en effet l'intention de présenter de nouveaux chiffres chaque trimestre. Ceux-ci peuvent servir de matériel de soutien politique ou d'information pour ceux qui investissent dans les entreprises. INGRID VAN DAELELE RÉSULTAT DE LA BELGIQUE EST INFÉRIEUR À LA MOYENNE EUROPÉENNE