Nos informations sur les pressions exercées par la direction du groupe Nethys sur la rédaction en chef de L'Avenir ainsi que l'imminence d'une restructuration (Le Vif/L'Express du 27 octobre) ont suscité un déluge de réactions professionnelles (Société des rédacteurs de L'Avenir, Association des journalistes professionnels) et politiques. Quatre députés wallons ayant siégé dans la commissio...

Nos informations sur les pressions exercées par la direction du groupe Nethys sur la rédaction en chef de L'Avenir ainsi que l'imminence d'une restructuration (Le Vif/L'Express du 27 octobre) ont suscité un déluge de réactions professionnelles (Société des rédacteurs de L'Avenir, Association des journalistes professionnels) et politiques. Quatre députés wallons ayant siégé dans la commission Publifin - Dimitri Fourny (CDH), Stéphane Hazée (Ecolo), Patrick Prévot (PS) et Olivier Maroy (MR) - ont protesté publiquement, et d'une même voix, contre toute atteinte à l'indépendance rédactionnelle, a fortiori quand le propriétaire est public. Les pressions ont été démenties par deux dirigeants des Editions de l'Avenir (Pol Heyse, photo, et Eric Schonbrodt) mais reconnues à demi-mot par les journalistes. Mauvaise nouvelle : les pertes du quotidien en 2016 (514 000 euros) vont probablement doubler en 2017 en raison des mauvaises rentrées publicitaires, ce qui rend techniquement possible un plan social. Le conseil d'administration des Editions de l'Avenir, crucial, qui devait se tenir le 6 novembre, a été reporté une fois de plus, en attente de celui de Nethys, fixé au 14 novembre. L'arrivée du comité de direction de Nethys (Stéphane Moreau, Jos Donvil, Daniel Weekers et Frédéric Vandeschoor) dans le CA des Editions de l'Avenir, dont l'administrateur délégué, Pol Heyse, était déjà un homme de Moreau, est destinée à " assurer la transversalité nécessaire au développement numérique et audiovisuel " du pôle télécom-média de Nethys. Lequel " va nécessiter prochainement des investissements importants ". S'agit-il d'une montée en puissance dans les journaux du sud-est de la France ? Selon nos informations, L'Avenir Développement, filiale de Nethys, a demandé récemment à la direction de La Provence et de Corse-Matin d'abandonner leur logiciel en vue d'adopter celui des journaux de L'Avenir. La même demande existe déjà pour Nice-Matin et Var-Matin. M.-C. R.