Elle est résolument terminée, l'époque où la seule manière de faire des achats consistait à se rendre dans une boutique et à se laisser guider par les conseils du vendeur. Désormais, le consommateur, ultraconnecté, se renseigne préalablement sur Internet. Il se fie aux commentaires des internautes et de son réseau, se déplace ensuite dans un point de vente pour toucher l'objet de ses désirs, avant de passer commande, via son smartphone, auprès du magasin en ligne le m...

Elle est résolument terminée, l'époque où la seule manière de faire des achats consistait à se rendre dans une boutique et à se laisser guider par les conseils du vendeur. Désormais, le consommateur, ultraconnecté, se renseigne préalablement sur Internet. Il se fie aux commentaires des internautes et de son réseau, se déplace ensuite dans un point de vente pour toucher l'objet de ses désirs, avant de passer commande, via son smartphone, auprès du magasin en ligne le moins cher. Voici venue l'ère du m-commerce. M, pour mobile, référence à ces smartphones - un milliard, dans le monde -, qui permettent d'assouvir sa soif de shopping, partout, tout le temps. En Belgique, 1,1 million de ces appareils ont été vendus entre janvier et juin derniers, soit une hausse de 26 % par rapport à la même période de 2012, selon le bureau GfK, institut d'études de marché et d'audit marketing. Le chiffre d'affaires du commerce électronique via smartphones et tablettes, lui aussi, ne cesse non plus de croître : entre 2011 et 2012, il a triplé dans nos contrées, passant de 56 à 168 millions d'euros, d'après BeCommerce, l'association belge des commerçants en ligne. Dans le top 3 des articles les plus achetés, figurent les vêtements et accessoires, devant la décoration d'intérieur et les jouets. Même si la pénétration du commerce mobile en Belgique est loin d'être aussi conséquente qu'à l'étranger - rien qu'en France, ce dernier pèse 1 milliard d'euros -, il n'en demeure pas moins que les marques doivent se réinventer sans attendre, si elles ne veulent pas mettre la clé sous le paillasson. Aux enseignes d'avoir les idées larges : permettre au client de venir tester le produit, vivre une expérience inédite avec la griffe, lui proposer un programme de fidélité, miser sur le conseil et l'expertise du vendeur, doter ce dernier d'outils technologiques suffisants que pour concurrencer ces nouveaux médias... Et le m-commerce de se transformer alors en u-commerce : le commerce ubiquitaire, où le consommateur shoppe non seulement où et quand il le veut, mais aussi via le moyen le plus adapté à son contexte, qu'il s'agisse d'un téléphone, d'une tablette, d'un ordinateur, d'une borne ou d'un bon vieux magasin classique. Une stratégie multi-canal en somme, qui permettra de remporter la mise, quel que soit le support choisi en définitive. CATHERINE PLEECK