Le Vif/L'Express : Fédéral ou régionaux, tous les budgets piquent du nez. Le moment est-il propice pour une mise à plat du financement de toutes les entités du pays ?

> Hendrik Bogaert : Vu l'ampleur des déficits budgétaires, il faudra saisir l'occasion de repenser la loi de financement. Mais à moyen terme, pas dans l'immédiat.
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> Hendrik Bogaert : Vu l'ampleur des déficits budgétaires, il faudra saisir l'occasion de repenser la loi de financement. Mais à moyen terme, pas dans l'immédiat. >Ces deux dossiers doivent être abordés de manière distincte. >Herman Van Rompuy demande uniquement aux Régions le retour à l'équilibre budgétaire. Cet objectif est aussi bénéfique pour la Flandre. Des conditions seraient posées si le fédéral demandait à la Flandre un surplus. >Plus que jamais. Le plan Marschall wallon souffre d'un manque de moyens financiers et de compétences, fiscales ou économiques. Je propose que soient versés jusqu'à 40 % du PIB wallon. Soit l'équivalent de quatre années de transferts solidaires Nord-Sud. De quoi permettre à la Wallonie de faire vraiment la différence ! >Un transfert énorme de compétences vers les entités fédérées. C'est une très grande réforme purement socio-économique, dans un cadre belge, lequel serait limité à la Justice, la Défense, la police, la politique étrangère. Et où le roi garde son rôle. >Cette crise ne va pas durer dix ans. La Flandre retrouvera l'équilibre et des moyens dès 2010-2011. Quant à la Wallonie, une fois son équilibre budgétaire atteint, son problème de fond aura-t-il été résolu ? Je suis pessimiste. Voilà pourquoi ce plan, minutieusement préparé et calculé, est une chance historique. J'envisage de le traduire en proposition de loi. ENTRETIEN : PIERRE HAVAUX