"Battons le fer tant qu'il est chaud ", tel pourrait être aujourd'hui le mot d'ordre au Syndicat national des propriétaires (SNP) où Olivier Hamal, le vice-président, occupe actuellement un strapontin au Parlement fédéral. Alors que son projet de loi réformant le régime des copropriétés entrera d'ici à quelques semaines dans sa dernière ligne droite avant vote en séance plénière, le député liégeois MR vient de remonter au créneau avec un texte visant à pouvoir faire poursuivre par les parquets tout locataire se rendant coupable de grivèleries. " Soyons clairs, il ne s'agit...

"Battons le fer tant qu'il est chaud ", tel pourrait être aujourd'hui le mot d'ordre au Syndicat national des propriétaires (SNP) où Olivier Hamal, le vice-président, occupe actuellement un strapontin au Parlement fédéral. Alors que son projet de loi réformant le régime des copropriétés entrera d'ici à quelques semaines dans sa dernière ligne droite avant vote en séance plénière, le député liégeois MR vient de remonter au créneau avec un texte visant à pouvoir faire poursuivre par les parquets tout locataire se rendant coupable de grivèleries. " Soyons clairs, il ne s'agit pas de s'en prendre aux locataires qui, de manière passagère, ont des difficultés à honorer le paiement de leur loyer, explique Olivier Hamal. Il s'agit, par contre, de prévoir la possibilité de permettre aux parquets de poursuivre ceux qui, intentionnellement et - surtout - de manière répétitive, prennent en location un bien en sachant très bien qu'il leur sera impossible d'honorer le dû envers le propriétaire. Car, si des peines d'amende et de prison existent pour ceux qui agissent de la sorte au restaurant ou à une pompe d'essence, il est tout de même patent de constater que rien n'existe encore pour les grivèleries immobilières ! "Echaudé par les nombreux témoignages qui lui ont été rapportés, amenant parfois des situations d'impayés (frais de justice compris) dépassant allègrement les 15 000 euros, Olivier Hamal rappelle que si le droit au logement est clairement prévu comme tel dans la Constitution, le corollaire serait logiquement que le locataire honore loyer et charges locatives à temps et à heure. " Malheureusement, le loyer est de moins en moins la dépense prioritaire des ménages. En effet, conscients des fichages des défaillances de paiement des mensualités de crédits, de factures de téléphonie mobile et d'assurances, les gens semblent à présent plus soucieux d'honorer leurs dettes envers tout organisme susceptible de les ficher - ce qui les empêcherait de facto d'obtenir ultérieurement un nouveau crédit - que de payer leur loyer ! De plus, j'apprends que le ministre Paul Magnette (PS) envisage à présent de permettre le fichage des impayés pour les factures d'énergie (gaz et électricité). Finalement, on va bientôt en arriver à ce que des data-banks existent pour tout, sauf pour permettre aux propriétaires de ne pas prendre de risques inconsidérés. Ça ne va pas ! " Le projet de loi d'Olivier Hamal n'a pas suscité jusqu'ici le moindre commentaire en provenance du PS, ce qui le surprend. " Je m'attendais pourtant à ce que certains "dogmatiques" sortent du bois, conclut le député liégeois. Peut-être ont-ils compris qu'ici il leur serait difficile de soutenir l'indéfendable. Peut-être aussi parce qu'ils ont dans leur giron (au sein des sociétés de logements sociaux) à souffrir de ce genre de pratiques et que, au fond, ma proposition de loi les arrangeà "Jean-Marc Damry