Fake news Littéralement, fausses nouvelles. Le terme a été remis au goût du jour par Donald Trump qui, pendant la campagne américaine, disqualifiait ainsi les révélations des journalistes. Plus tard, le nouveau président ou ses proches ont popularisé " post-truth ", ...

Fake news Littéralement, fausses nouvelles. Le terme a été remis au goût du jour par Donald Trump qui, pendant la campagne américaine, disqualifiait ainsi les révélations des journalistes. Plus tard, le nouveau président ou ses proches ont popularisé " post-truth ", qui fait de la vérité une opinion comme une autre, et " alternative facts ", cette réalité parallèle relayée, notamment, par les réseaux sociaux. Fermes de trolls Dans ces brigades de désinformateurs militants ou salariés naît une partie des " hoaxes ", ces bobards, parfois parodiques, qui tournent en boucle sur Internet. Elles sont aussi chargées d'y prendre d'assaut les espaces de débat, forums de discussion ou pages de commentaires. Grande spécialité de la Russie de Poutine, qui n'a pas oublié ce qu'il doit à l'art de la propagande soviétique. Faire le buzz C'est le Graal de tout troll qui se respecte. Utiliser le pouvoir de contagion virale du Web pour diffuser, faire rebondir et, si possible, enfler, voire se déformer, une " info " plus ou moins avérée. Hackers Utiles ou nuisibles. Côté sombre (black hat), ils piratent, détruisent, menacent, espionnent, manipulent. Ce sont des brigands. Depuis quelques années, ils affichent des motivations idéologiques, voire diplomatiques, dont profitent les gouvernements qui les instrumentalisent. ÉRIC METTOUT