Difficile d'imaginer que cette maison, vue depuis la rue, se dresse depuis des dizaines d'années à Waimes, dans les campagnes de l'est du pays. Bardée d'épicéa traité et de tôle, le bâtiment est pourtant construit en pierre. Et il vit aujourd'hui une deuxième jeunesse, en accueillant les touristes. " Cette vieille fermette était la maison de mon grand-père, précise Bernard Zanzen, son propriétaire. Il ne restait que les façades et quelques murs intér...

Difficile d'imaginer que cette maison, vue depuis la rue, se dresse depuis des dizaines d'années à Waimes, dans les campagnes de l'est du pays. Bardée d'épicéa traité et de tôle, le bâtiment est pourtant construit en pierre. Et il vit aujourd'hui une deuxième jeunesse, en accueillant les touristes. " Cette vieille fermette était la maison de mon grand-père, précise Bernard Zanzen, son propriétaire. Il ne restait que les façades et quelques murs intérieurs. Pour pouvoir l'exploiter, il fallait de toute façon investir. Alors on a décidé de la rénover de fond en comble, et d'en faire un gîte. "Pour l'aménager, on a fait appel au bureau Pom, basé à Ovifat. Et carte blanche lui a été donnée. Les architectes ont pris le parti de placer les zones de vie à l'étage. Une manière de profiter pleinement de la vue sur les Fagnes, via un bandeau de fenêtre panoramique. Les espaces s'organisent autour d'un volume gris placé au centre du plateau. D'un côté, on trouve la salle à manger. Et de l'autre, le salon. Le bloc, lui, reçoit la cuisine, les sanitaires et le feu ouvert. Mais aussi un escalier qui permet de grimper au-dessus du volume. Sur cette mezzanine ont été aménagés un coin jeu, un espace TV pour les enfants et un coin détente pour les adultes, avec sauna et cabine infrarouge. Les chambres, quant à elles, occupent le rez-de-chaussée, plus fermé. Chacune donne accès à une salle de bains. Les vieux murs de pierre, invisibles depuis l'extérieur, sont apparents à l'intérieur. Dans un souci de solidité et de facilité d'entretien, les matériaux sont laissés bruts. Les murs sont cimentés plutôt que plafonnés. Les poutres à claveaux (béton) du plafond sont apparentes. Côté déco, place au gris, avec quelques touches de couleurs vives. Les propriétaires voulaient axer la décoration intérieure sur le thème de la bande dessinée, mais sans tomber dans la caricature. Alors les architectes ont opté pour les couleurs et les " bulles ". Chaque chambre possède sa couleur, qui tranche sur les matériaux bruts. Ces travaux changent radicalement la construction, l'adaptant à sa nouvelle fonction. Pour réaliser ce type de transformation, il a fallu investir environ 250 000 euros. Une dépense progressivement amortie par la location du gîte. l Anne-Catherine De Bast