Toutes les maisons de ce quartier de Gand qui a vu le jour en 1926 sur le site de l'Exposition universelle de 1913 ont été construites dans le même style et lui donnent un visage très homogène. Cet échantillon d'architecture de l'entre-deux-guerres a d'ailleurs été classé comme site urbain en 1994. " A l'intérieur, rien n'est imposé. Mais la physionomie extérieure observée de la rue et, par conséquent, les façades à rue doivent être intégralement préservées, explique l'ingénieur-architecte Yannick Baeyens.
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Toutes les maisons de ce quartier de Gand qui a vu le jour en 1926 sur le site de l'Exposition universelle de 1913 ont été construites dans le même style et lui donnent un visage très homogène. Cet échantillon d'architecture de l'entre-deux-guerres a d'ailleurs été classé comme site urbain en 1994. " A l'intérieur, rien n'est imposé. Mais la physionomie extérieure observée de la rue et, par conséquent, les façades à rue doivent être intégralement préservées, explique l'ingénieur-architecte Yannick Baeyens. Fondamentalement, la rénovation comprenait deux composantes : la rénovation de l'annexe arrière et l'aménagement d'un étage supplémentaire avec terrasse en toiture. Au départ, la demeure présentait un toit incliné dont le versant arrière, assez long, réduisait quasiment de moitié la chambre du second étage. Le toit en pente a disparu et la façade arrière a été relevée afin d'offrir un volume complet à la chambre mansardée du second étage. Et l'ancien grenier a cédé la place à un cube en ossature bois offrant un espace de détente et une terrasse ensoleillée (côté rue) en toiture. Le cube est invisible de la rue, car il est en retrait de deux mètres par rapport à la façade avant. La zone tampon est occupée par une terrasse en toiture, réalisée en bois dur. La façade arrière, elle, a été parachevée à l'aide de panneaux isolants (en polystyrène) recouverts d'un crépi blanc. Certes, l'isolation de la maison n'était pas obligatoire, mais les propriétaires ont préféré faire d'une pierre deux coups en adaptant également le volume existant aux standards actuels. Le volume initial a été maintenu tout en étant sérieusement rénové. La répartition de l'annexe arrière a également été préservée : la cuisine au rez-de-chaussée, la salle de bains au premier étage. Côté cuisine, la principale intervention structurelle portait sur l'insertion d'une grande fenêtre d'angle qui s'étend du sol jusqu'à la rive de toiture. Cette fenêtre fixe prolongée en angle se termine par une porte-fenêtre coulissante donnant accès au jardin. Située au-dessus de la cuisine, la salle de bains profite désormais aussi d'un apport suffisant de lumière naturelle sans nuire à l'intimité des habitants. Un vitrage vertical monte jusqu'au toit et une verrière court sur toute la longueur du plafond de la salle de bains. Résultat : les habitants peuvent désormais regarder les étoiles, couchés dans leur bain, en toute quiétude. En l'état, il était impossible d'apporter davantage de soleil dans le jardin arrière. Mais la rénovation radicale de l'annexe arrière a amené beaucoup plus de lumière à l'intérieur. Architecte : Baeyens & Beck ingénieurs-architectes SPRL Tél. : 09 222 18 38. www.baeyens-beck.be Découvrez l'intégralité du texte et les plans de ce reportage dans le magazine Je vais Construire de novembre en vente chez votre libraire. www.jevaisconstruire.be SOFIE DE VRIESE