Vous illustrez la couverture du Vif/L'Express Bruxelles du 14 novembre avec le projet de réaménagement du rond-point Schuman. Le projet retenu, des bureaux Cobe et Brut, se fonde sur des cercles concentriques au centre desquels s'élève un auvent en forme d'entonnoir. L'accumulation des contraintes prévues - gradins, marches, sol irrégulier dangereux et difficile d'accès - risque de rendre la place inutilisable pour de grands événements et d'éloigner au lieu de rapprocher. Quid des vents en hiver qui vont s'engouffrer sous cet auvent, des pluies qui vont dégouliner du centre de la cuvette, du manque de verdure dans cet espace déjà très minéral, de l'entretien de la verdure du toit, espace vert hélas seulement visible du haut des immeubles ? Ce réaménagement s'accompagne de modifications substantielles de la circulation. Il ne peut être viable que si des réponses préalables sont apportées en matière de mobilité dans le cadre d'une politique globale. Ne faut-il pas plutôt donner à cet espace de la vie, de la couleur, de la verdure, afin qu'il devienne un lieu de rencontre des citoyens et le visuel de la capitale de l'Europe ?