Ne me demandez pas de prendre position maintenant ! " a lancé le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), au député MR Gaëtan Van Goidsenhoven à propos de la candidate choisie par la Belgique pour diriger l'Organisation inter...

Ne me demandez pas de prendre position maintenant ! " a lancé le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte (PS), au député MR Gaëtan Van Goidsenhoven à propos de la candidate choisie par la Belgique pour diriger l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Le choix doit s'opérer le 12 octobre à Erevan (Arménie), entre l'actuelle titulaire, la Canadienne Michaëlle Jean, et la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Or, celle-ci est la représentante d'un régime répressif et fossoyeur de la langue française, en opposition frontale avec les valeurs de l'OIF. Rudy Demotte se défend d'être attentiste là où le président Macron s'est déjà clairement prononcé pour la Rwandaise : l'enjeu, argue-t-il, n'est pas seulement cette élection, mais aussi " le modèle organisationnel de l'OIF, qui s'épuise ". Le choix est cornélien : voter pour Mushikiwabo, ce serait s'attirer les foudres des organisations de droits de l'homme ; voter contre, ce serait hypothéquer le rapprochement en cours avec Kigali. Pour le fédéral aussi (Charles Michel fera le voyage) se posera la question de la realpolitik ou de la défense des valeurs, d'autant qu'un autre dossier très clivant sera au programme : l'adhésion de l'Arabie saoudite comme membre observateur... Il fera chaud à Erevan !