Au-delà du centre-ville carolorégien, les communes se suivent et ne se ressemblent pas. Au sud, vertes et aérées, elles brillent par leurs villas 4-façades cossues, fort prisées par la bourgeoisie du Pays noir. Au nord, elles sont plus denses. Leur bâti est plus petit, modeste et autrement plus abordable. " Il y en a pour tous les publics, décrit Olivier Lebrun, notaire à Courcelles. Des jeunes couples qui achètent des petites maisons jointives et les rénovent, mais aussi des investisseurs qui font de même pour les mettre ensuite en location à quelque 500 à 600 euros mensuels. " Certaines entités s...

Au-delà du centre-ville carolorégien, les communes se suivent et ne se ressemblent pas. Au sud, vertes et aérées, elles brillent par leurs villas 4-façades cossues, fort prisées par la bourgeoisie du Pays noir. Au nord, elles sont plus denses. Leur bâti est plus petit, modeste et autrement plus abordable. " Il y en a pour tous les publics, décrit Olivier Lebrun, notaire à Courcelles. Des jeunes couples qui achètent des petites maisons jointives et les rénovent, mais aussi des investisseurs qui font de même pour les mettre ensuite en location à quelque 500 à 600 euros mensuels. " Certaines entités sont aussi pourvues de maisons 3 ou 4-façades, plantées à espaces réguliers dans des rues plus calmes et moins fréquentées, qui plaisent aux familles plus nanties. Gilles France, dont l'étude est située à Gilly, cite notamment, dans sa commune, la rue des Auduins, où les terrains s'étendent non pas sur 2, mais sur 6 à 7 ares et où les maisons s'échangent à quelque 125 000 euros, voire 140 000 à 150 000 euros en fonction de leur état. " Les plus belles tirent jusque 160 000 ou 170 000 euros mais c'est un maximum ", ajoute-t-il. Les immeubles à appartements, sont, eux, plutôt rares. Pourtant, la demande ne manque pas - venant entre autres d'une large frange de seniors -, qui pâtit d'un manque cruel de nouvelles promotions. " L'un des derniers projets en date a été livré récemment sur la place communale de Gilly. Il compte plusieurs résidences commercialisées à des prix très élevés, de l'ordre de 180 000 à 185 000 euros par appartement, et cela se vend ! ", indique Me France. Soit quelque 40 000 euros de plus que la norme dans la commune (141 200 euros en 2016). Pour le reste, le notaire recense quelques ensembles anciens, notamment à Lodelinsart, dont le bâti est comparable à Gilly mais dont les prix sont 5 à 10 % plus élevés. " C'est parce que Lodelinsart a bénéficié d'un certain nombre de rénovations et d'aménagements. Elle peut par ailleurs se targuer de l'implantation de l'hôpital Marie Curie sur son territoire et d'une liaison directe avec Gosselies en tram. " Sans compter qu'elle est située à cinq minutes en voiture de Frasnes-lez-Gosselies, qui jouit du voisinage du Brabant wallon. Cette relative proximité avec la jeune province profite également à d'autres communes, dont les rangs ne cessent de grossir sous l'impulsion de candidats acquéreurs brabançons toujours plus aventureux. " Il y a des années, quand les Bruxellois cherchaient à investir dans la région, ils se limitaient à Luttre et Pont-à-Celles, évoque Gilles France. Désormais, les prix de l'immobilier ont augmenté dans ces communes et on se demande si on va les voir arriver jusqu'à Courcelles et à la périphérie de Charleroi. " Des entités à l'image de Gouy-lez-Piéton profitent déjà de ce nouveau public plus fortuné, affirme son homologue courcellois Olivier Lebrun. " Mais pour le reste, l'autoroute E42 est encore perçue comme une barrière infranchissable pour les Brabançons ", déplore-t-il. PAR FRÉDÉRIQUE MASQUELIER