Suis-je le seul à être définitivement excédé par la cacophonie incessante autour de ce foutu virus? Un expert n'a pas achevé sa phrase qu'un autre la malmène ou la contredit. Une évolution n'a pas encore été actée qu'une autre va dans le sens opposé. Un politique n'a pas fini...

Suis-je le seul à être définitivement excédé par la cacophonie incessante autour de ce foutu virus? Un expert n'a pas achevé sa phrase qu'un autre la malmène ou la contredit. Une évolution n'a pas encore été actée qu'une autre va dans le sens opposé. Un politique n'a pas fini d'exposer une proposition qu'un autre la démolit. S'ajoute à ce "joyeux ensemble" une série discontinue de considérations en tout genre, qu'elles émanent de journalistes, de porte-parole ou d'organisateurs de manifestations autodésignés, quand il ne s'agit pas de sorties imbéciles d'un artiste manifestement en panne d'inspiration. [...] Dans ces conditions, comment voudrait-on que les extrêmes ne fassent pas recette? Ne serait-il pas plus que temps de retrouver un peu de bon sens, d'acter qu'on ne sait toujours pas grand-chose sur les évolutions de ce virus et qu'au lieu de tartiner à bouche que veux tu sur des hypothèses, il vaudrait mieux espacer les moments de communication pour avoir plus de recul et partager des choses vérifiées sur un laps de temps minimum? A moins, bien sûr, que certains nous considèrent définitivement comme des gamins de 4 ans qui piquent une colère chaque fois que leur caprice n'est pas satisfait dans l'instant. On vaut mieux que cela, non? Et si les bavards pensaient enfin à se taire et à ne nous informer que lorsqu'ils ont quelque chose de certain à nous dire?