Les plaintes gastro-intestinales font partie des plus courantes pendant la pratique d'un sport (1-2). Presque tous les coureurs de fond les ont expérimentées, souvent plus d'une fois, mais les sprinteurs, les nageurs, les triathlètes, etc., n'en sont pas exemptés. Les plaintes sont simplement différentes. Parfois, il ne s'agit que de ballonnements, de flatulences ou d'éructations, mais des nausées, des vomissements, des crampes et une diarrhée (sanglante) peuvent également se produire.
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Les plaintes gastro-intestinales font partie des plus courantes pendant la pratique d'un sport (1-2). Presque tous les coureurs de fond les ont expérimentées, souvent plus d'une fois, mais les sprinteurs, les nageurs, les triathlètes, etc., n'en sont pas exemptés. Les plaintes sont simplement différentes. Parfois, il ne s'agit que de ballonnements, de flatulences ou d'éructations, mais des nausées, des vomissements, des crampes et une diarrhée (sanglante) peuvent également se produire. On a l'habitude de dire que ces problèmes sont causés par les chocs répétitifs durant la course. Cela pourrait alors expliquer pourquoi les coureurs éprouvent plus de problèmes que les cyclistes. Or, ceux-ci s'en plaignent aussi. Selon eux, l'explication résiderait dans la position penchée vers l'avant, qui exerce une pression sur l'estomac, en particulier dans la position de recherche de vitesse. Certes, ces facteurs contribuent incontestablement aux troubles gastro-intestinaux, mais une explication plus probable est la contraction des vaisseaux sanguins de l'intestin grêle sous l'influence de l'adrénaline pendant les efforts. Le flux sanguin diminue et s'accompagne d'une dégradation de la muqueuse intestinale, ce qui peut entraîner une perte de sang dans les selles. Parfois, la carence en oxygène est tellement importante - peut-être à cause de la formation de caillots - qu'une infection intestinale se produit et lèse une partie de l'intestin qui peut mourir. Heureusement, ces cas extrêmes sont rares, mais les effets ne sont pas minimes car ils nécessitent des soins médicaux d'urgence. La déshydratation joue incontestablement un rôle dans cette évolution (3). Une carence en oxygène moins grave peut également avoir un impact sur les muscles, et donc sur le fonctionnement normal du tractus gastro-intestinal. Par exemple, un affaiblissement des sphincters peut entraîner des remontées acides. Plus l'effort est long et intense, plus les plaintes augmentent. Il suffit de penser aux cyclistes qui courent chaque année les grands tours (Giro, Tour de France et Vuelta). La déshydratation et les températures très élevées contribuent aussi à ces plaintes, tout comme la consommation d'aliments riches en fibres, en graisses, en protéines et en fructose. Les boissons très sucrées sont aussi en cause, mais dans une moindre mesure. Il est évident que certains athlètes y sont plus sensibles, mais on ne sait pas vraiment pourquoi ; généralement, leurs plaintes se déclenchent aussi au cours de leurs activités sportives. Ce problème est-il inévitable ? Pas nécessairement. Asker Jeukendrup, spécialiste néerlandais de la nutrition sportive, est convaincu qu'une bonne approche peut aider les sportifs. Il souligne, par exemple, que les athlètes qui ne sont pas habitués à manger et à boire pendant l'exercice courent un risque deux fois plus élevé de présenter des troubles gastro-intestinaux que ceux qui y sont habitués. Un facteur crucial aux yeux du spécialiste est la capacité de l'estomac à s'adapter aisément à de grandes quantités de boissons et de nourriture, même pendant les efforts. En mangeant et en buvant régulièrement, vous vous sentez rassasié et ne vous sentez pas lourd. Une habitude particulièrement intéressante pour les athlètes qui sont facilement dérangés, même avec de petites quantités de boissons. En mangeant régulièrement des aliments riches en glucides ou en sucres durant la semaine qui précède un effort important, vous pouvez accélérer la vidange gastrique et l'assimilation du glucose sanguin. Cette amélioration est intéressante pour ceux qui sont habitués à manger peu de glucides, mais plutôt limitée chez les athlètes qui mangent déjà des aliments riches en glucides. sources www.bodytalk.be Texte Jan Etienne