Ce semestre, on planche sur l'aménagement de l'hôpital. Il y a une multitude de fonctions à implanter dans l'organigramme. " Pour les différents acteurs du futur Centre hospitalier chrétien de Liège (CHC), c'est la phase " cogitation ". Administrateurs, médecins et autres membres du personnel confrontent leurs idées dans des groupes de travail pour présenter deux ou trois scénarios praticables au conseil d'administration. Les grandes lignes sont connues : le rassemblement des trois cliniques liées d...

Ce semestre, on planche sur l'aménagement de l'hôpital. Il y a une multitude de fonctions à implanter dans l'organigramme. " Pour les différents acteurs du futur Centre hospitalier chrétien de Liège (CHC), c'est la phase " cogitation ". Administrateurs, médecins et autres membres du personnel confrontent leurs idées dans des groupes de travail pour présenter deux ou trois scénarios praticables au conseil d'administration. Les grandes lignes sont connues : le rassemblement des trois cliniques liées dans sa chair au quotidien de toute famille liégeoise, de Saint-Joseph (Liège), Saint-Vincent (Rocourt) et l'Espérance (Montegnée), s'installera sur le site de Patience et Beaujonc, à Glain. Le futur site unique du CHC aura à terme une capacité de 662 lits aigus et 111 lits de jour pour une surface utile de 80 000 mètres carrés. Par rapport à la somme des lits des trois entités existantes, cela signifie la suppression de 67 lits. Une rationalisation qui permet l'obtention de subsides régionaux et fédéraux. Le coût total est estimé à plus de 225 millions d'euros, dont 150 millions de fonds publics, le reste provenant du CHC en recherche d'éventuels partenariats. Du côté du personnel, les trois entités comptent 2 500 travailleurs, médecins inclus. " Nous respecterons nos trois priorités déjà définies : maintenir le caractère humain des services, élaborer un concept avec tous les acteurs internes et externes et, enfin, construire l'hôpital dans un esprit de développement durable. L'objectif est clairement d'ouvrir en 2016 ", précisent les responsables du projet. Face au choix du site de Glain, les réactions, diverses, ne se sont pas fait attendre. Du côté des heureux, il y a le comité de quartier de Glain, qui préfère de loin un hôpital à un stade de football, comme il en fut un moment question. " C'est une très bonne chose. Glain a été coupé en deux par la venue de l'autoroute. Avec l'hôpital et toutes les activités qu'il va drainer, notre commune va revivre ", se réjouit Myriam Grandjean, présidente du comité de quartier. Du côté des déçus, il y a notamment les riverains du quartier Sainte-Marguerite, qui voient partir un pôle d'attraction important avec la disparition de l'ancien hôpital local, et redoutent l'éventualité d'un chancre " à la Bavière ". A cette crainte le CHC répond qu'il tiendra son engagement de trouver, en concertation avec les riverains et les autorités, une solution concrète et sensée, avec le soutien de la Spi+, pour la réhabilitation du site de l'ancien hôpital. C.W.