" Le foot a repris ses droits " proclamait ce commentateur : car le foot a des droits, beaucoup de droits, presque tous. " Génial ! " criait un autre. Ce foutu foot, que certains qualifient, sans rire, de jeu, est une des plus grandes escroqueries de notre époque. Sous le fallacieux prétexte de procurer bonheur et félicité dans le ras...

" Le foot a repris ses droits " proclamait ce commentateur : car le foot a des droits, beaucoup de droits, presque tous. " Génial ! " criait un autre. Ce foutu foot, que certains qualifient, sans rire, de jeu, est une des plus grandes escroqueries de notre époque. Sous le fallacieux prétexte de procurer bonheur et félicité dans le rassemblement, il a engendré un véritable scandale social. Vous avez mis en évidence dans vos analyses pertinentes ( Le Vif/L'Express du 7 juin) les interférences notoires entre ce " sport " et les puissances politico-financières : il convient aussi de dénoncer l'addiction que ces puissances ont insidieusement distillée dans l'esprit du bon peuple en manque de repères. Ces gens ont parfois négligé l'indispensable pour leurs propres enfants, se sont endettés pour s'offrir le luxe d'une place coûteuse dans un stade et des auxiliaires " indispensables " à la communion footballistique : vêtements, perruques, trompettes, drapeaux... sans compter le prix des trajets. Pour voir qui ? Des individus qui se disputent un ballon durant 90 minutes, achetés comme du bétail à des prix qui dépassent l'entendement, qui perçoivent en six mois ce que beaucoup n'oseraient espérer gagner leur vie durant, qui s'installent quelquefois au bout du monde au gré des fluctuations du marché, qui bénéficient de retombées publicitaires extravagantes... Ont-ils seulement une once d'empathie pour ceux qui les enrichissent ? Je me pose sincèrement la question. A côté de cela, la recherche scientifique et les organismes de solidarité intra et extra-muros, par exemple, sont constamment confrontés à l'incertitude financière de leur survie. Cherchez l'erreur. [...]