Qu'il ait été capté dans une cuisine, un salon, la salle de concert du coin ou une salle de bains, pour gagner un peu d'argent ou juste occuper le terrain, le concert vidéo diffusé en direct a été l'un des phénomènes culturels de la pandémie... Les technologies digitales qui ont mis l'économie musicale sens dessus dessous il y a vingt...

Qu'il ait été capté dans une cuisine, un salon, la salle de concert du coin ou une salle de bains, pour gagner un peu d'argent ou juste occuper le terrain, le concert vidéo diffusé en direct a été l'un des phénomènes culturels de la pandémie... Les technologies digitales qui ont mis l'économie musicale sens dessus dessous il y a vingt ans se sont substituées à une industrie du live stoppée net par le coronavirus. Comme Twitch, YouTube, Instagram et TikTok, Facebook a comblé à travers le live streaming les trous béants créés par la disparition momentanée du spectacle vivant. Mais de nombreux nouveaux opérateurs spécialisés dans le domaine et des boîtes événementielles au chômage technique sont venus se positionner sur le marché. Le live stream pay per view a marché pour certains d'entre eux. Dua Lipa a vendu 284 000 billets pour son concert Studio 2054 à un prix allant de 11,99 dollars pour les premiers acheteurs à 166 dollars pour le Levitating Lounge Package (avec album signé, sweat-shirt et accès aux coulisses) Laura Marling a vendu 4 500 tickets de 12 livres en Angleterre pour son concert à Union Chapel. Le live stream ressemble moins à une lame de fond qu'à un substitut momentané ou à un geste de solidarité. Certains ont abordé la chose avec des optiques plus égalitaires, éthiques et bienveillantes que d'autres. La plateforme de live streaming Diuo partage 10% de ses gains avec ceux (roadies, ingénieurs du son...) qui ont perdu toute source de revenus et sont peu ou pas aidés par l'Etat. Elle essaie d'utiliser les scènes de petits clubs pour les remettre à l'ouvrage et estime que la vente de 400 tickets suffit pour couvrir les coûts. Fair-play...