M. Serge Lipszyc nous a fait parvenir le droit de réponse suivant.
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M. Serge Lipszyc nous a fait parvenir le droit de réponse suivant. Sous le titre L'homme du clash, Le Vif du 18 novembre 2021 publie un article parsemé d'informations inexactes ou insidieuses pour appuyer l'idée que certaines de mes déclarations publiques manquent de crédit et ont "embistrouillé le débat sur l'extrême droite". Ainsi, l'auteur de l'article, à tort, > prétend sans en donner le moindre exemple qu'il y eut des "clashs" du temps où j'ai travaillé comme procureur du roi d'Arlon et aux cabinets de Madame Turtelboom, ministre de la Justice, et du Premier ministre Charles Michel ; si "clash" signifie, dans l'esprit de la journaliste, un affrontement dont un comportement inapproprié de ma part serait à l'origine, son affirmation est absolument inexacte [...] ; > affirme que j'aurais accédé à la présidence du Comité R "dans des conditions difficiles" alors que la Chambre m'a élu en séance plénière le 19 avril 2018 sans observation ; > soutient que j'aurais déposé le 8 novembre 2021 au Parlement un "mémoire de défense" en m'égarant sur de nombreuses pistes annexes ; il n'en est rien ; je n'ai pas déposé de " mémoire de défense" et n'avais pas à le faire ; il me revenait, à la suite d'un échange de vue informatif avec des parlementaires, de transmettre à la commission ad hoc de la Chambre certaines données de fait dont elle souhaitait la communication, ce que je me suis employé à faire dans les limites auxquelles m'astreignent mes obligations légales [...] ; > m'accuse d'avoir exercé ma liberté d'expression en violant la collégialité attachée au Comité R. Or, cette liberté d'expression, mesurée à l'aune des fonctions que j'exerce, m'est personnelle ; de plus, interrogé à titre personnel par le Parlement, je n'étais assujetti en lui répondant à aucune obligation de collégialité ; > prétend qu'"il existe un passif au sein du petit trio" constitué de moi-même et mes deux conseillers, [...] jamais il n'y eut quelconque circonstance à mettre au "passif" de nos relations professionnelles ; > prétend que j'aurais eu " l'obligation de faire parvenir d'abord [mon] rapport sous une forme classifiée aux ministres de tutelle et sous une forme déclassifiée (moins de détails) au Parlement" ; cette affirmation est fausse ; ma seule obligation (respectée scrupuleusement) était de répondre à une demande du Parlement ; [...] Enfin, la journaliste soutient que ma "généalogie" dont elle rappelle avec insistance qu'elle est imprégnée d'origine juive, d'une part "pèse lourdement sur [mes] épaules de fils d'un notable liégeois, président de la Communauté israélite et consul général honoraire de l'Etat d'Israël" et, d'autre part, "explique" le fait que j'aurais "embistrouillé le débat sur l'extrême droite" . Je déplore ce mécanisme de réduction identitaire qui exacerbe les stéréotypes et altère la rationalité de toute discussion. Mon ascendance juive ne "pèse" guère "lourdement sur mes épaules" ; [elle] est constitutive de mon identité ni plus ni moins, et de manière non pesante. Dans une interview au journal Wilfried, à l'origine de l'article du Vif, tout au plus avais-je indiqué que le fait d'être juif et fils d'immigrés a sans doute renforcé chez moi la sensibilité au bon fonctionnement de l'Etat, l'attachement à la noblesse de ses fonctions régaliennes et le souhait de m'engager à son service ; [...] ; que je sois ou non juif n'ajoute ni ne retire à mon ambition d'agir en conscience et loyalement au service de l'Etat de droit et de la démocratie. La commission de suivi des Comités P (police) et R (renseignement) se penchera à nouveau sur le cas du président du comité R, Serge Lipszyc, le 12 janvier prochain, après le rapport de la société Idewe qui a analysé les "risques psychosociaux" encourus par le personnel du Comité R à la suite de la mésentente entre ses dirigeants. La commission de suivi a également entendu l'Ocam qui a ramené à de justes proportions la menace de l'extrême droite dans l'armée.