Il avait prévenu, ce serait une " célébration sans nostalgie, avec peu d'artifices ". Le 1er mars, Dries Van Noten s'installait au palais omnisports de Paris-Bercy pour faire défiler sa collection N°100, sans surenchère, un retour à " l'es...

Il avait prévenu, ce serait une " célébration sans nostalgie, avec peu d'artifices ". Le 1er mars, Dries Van Noten s'installait au palais omnisports de Paris-Bercy pour faire défiler sa collection N°100, sans surenchère, un retour à " l'essence même d'un show - des mannequins, des lumières, des chaises ". Pour présenter cet automne-hiver anniversaire, il avait donc convié les tops qui lui furent fidèles depuis ses débuts en 1993 et qui prouvent encore que ses femmes idéales n'ont rien d'archétypal. Elles portent, sourire aux lèvres, avec parfois sur le visage les petites griffes du temps, des vêtements qui n'enserrent jamais, le créateur anversois revendique les formes " sartoriales, affirmées, déterminées, lâches, à la douceur amplifiée ". Dans la foulée, il publiait l'album de ses cent défilés en deux beaux volumes rétrospectifs qui plongent au coeur même de ses racines, de ses inspirations et de son vocabulaire esthétique. C'est dire si 2017 a compté pour lui. D'autant qu'il a accepté d'être le sujet du documentaire Dries signé par le réalisateur allemand Reiner Holzemer et que l'été l'a vu anobli par le roi, Dries Van Noten porte désormais le titre de baron. Standing ovation.