Doucement les basses

09/01/19 à 21:00 - Mise à jour à 14:02
Du Le Vif/L'Express du 10/01/19

La réédition de Crystal Bells, album de 1983 signé Chet Baker, Philip Catherine et Jean-Louis Rassinfosse, donne l'occasion de tirer le portrait de ce dernier, contrebassiste belge puissamment ancré en terre de jazz.

Les mains ? Longues et épaisses, paluches de l'école Depardieu. La stature n'est pas mal non plus, 1 m 92, d'un physique mastoc pas si loin de sa soeur jumelle la contrebasse, partenaire de Jean-Louis Rassinfosse, 66 ans, depuis plus de quatre décennies. " J'avais 10 ans, je jouais de la guitare, mais je n'étais pas assez véloce. Oui, peut-être à cause de la taille de mes mains ". L'affaire Rassinfosse commence donc dans la classe moyenne bruxelloise des années 1950 où un père ingénieur et une mère au foyer écoutent les big bands. Le Jean-Louis ado absorbe plutôt le rock (" la musique de Fleetwood Mac, période blues Peter Green "), se fait virer de l'académie pour turbulence, puis rencontre un prof privé qui convertit l'amateur de chanson française à la religion Django Reinhardt. " Malgré des études de latin-math, j'étais assez littéraire et les textes m'intéressaient, le tout via une scolarité un peu perturbée. " Les humanités cabossées amènent au design à La Cambre, abandonné en seconde année lorsque Rassinfosse voit l'annonce d'une vente, par un particulier, d'une contrebasse : " Sa femme insistait pour s'en débarrasser. Je suis parti de là avec l'instrument, une housse et un archet pour la somme de 3 000 francs belges ". Somme à relativiser vu le prix contemporain de l'instrument, " entre 500 et 50 000 euros ". Dans...

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