La parcelle, située à Mons, le long d'une chaussée passante, présente une déclivité assez importante avec, au fond, un magnifique verger. Le maître d'ouvrage, ingénieur, a commencé par dessiner des esquisses plutôt cubiques, qu'il a rapidement présentées à son architecte et ami Hugo Bauwens. " Je me suis immédiatement aperçu qu'il n'avait pas d'idées arrêtées, et qu'il convoitait une bâtisse sortant clairement de l'archétype wallon ", note Hugo Bauwens. Une bonne nouvelle pour lui, qui a pu s'en donner à coeur joie avec des boîtes superposées, des toits plats et un volu...

La parcelle, située à Mons, le long d'une chaussée passante, présente une déclivité assez importante avec, au fond, un magnifique verger. Le maître d'ouvrage, ingénieur, a commencé par dessiner des esquisses plutôt cubiques, qu'il a rapidement présentées à son architecte et ami Hugo Bauwens. " Je me suis immédiatement aperçu qu'il n'avait pas d'idées arrêtées, et qu'il convoitait une bâtisse sortant clairement de l'archétype wallon ", note Hugo Bauwens. Une bonne nouvelle pour lui, qui a pu s'en donner à coeur joie avec des boîtes superposées, des toits plats et un volume en porte-à-faux. Le tout dans un esprit ultra-contemporain. Presque totalement aveugle côté rue (seul un bandeau vitré anime les lieux), la façade avant contraste avec l'arrière, où l'on discerne parfaitement le jeu des parallélépipèdes rectangles qui ont été positionnés perpendiculairement. Le premier, qui fait office de socle pour le second, se décline en briques collées rouges. Le second, aérien, a été bardé de zinc prépatiné anthracite. Sa structure s'étire en porte-à-faux jusqu'à la cime des arbres, en direction de la vallée, tel un observatoire des saisons et de la nature. L'architecte a également profité de la perpendicularité des volumes pour réaliser une terrasse en ipé, un bois très stable et durable, orientée plein sud, dans le prolongement de la salle à manger. Les lattes de merbau recouvrant le sol de cette dernière se poursuivent visuellement au dehors, dans un subtil jeu de perspectives. La conception de la maison a été définie par le point fort du terrain : sa vue plongeante sur un verger et une vallée. " C'est la raison pour laquelle nous avons aménagé le salon en hauteur, dans la partie en porte-à-faux. Lorsque nous sommes assis dans notre canapé, nous avons presque l'impression de pouvoir toucher la cime des arbres ", s'enthousiasme le propriétaire. Outre le panorama, le salon jouit également d'une luminosité intense, grâce aux vitrages encerclant la pièce sur l'avant, la droite et la gauche. L'architecte a aussi profité du terrain en pente pour placer les zones de repos au rez-de-chaussée, au niveau du jardin. " Ce positionnement permet de conserver des chambres fraîches en été. Et comme la chaleur monte, c'est tout bénéfice en hiver ", souligne Hugo Bauwens. Construite en 2000, l'habitation ne jouissait pas encore à l'époque des innovations nées de la vague verte que nous connaissons depuis. Elle a toutefois mis en place sa station d'épuration, le raccord à l'égout n'étant pas possible. Une citerne d'eau de pluie de 10 000 litres et une toiture végétale complètent l'équipement. Réalisation : architecte urbaniste Hugo Bauwens. Tél. : 065 58 73 69 www.hugobauwens.eu Découvrez l'intégralité du texte et des plans de ce reportarge dans le magazine Je vais construire d'octobre en vente chez votre libraire. www.jevaisconstruire.beVirginie Stassen