La Belgique compte, pour l'essentiel, deux marchés de secondes résidences : la côte et les Ardennes. Ici comme là, la crise est passée. Ici comme là, la crise est derrière nous. " Mais on est encore bien loin de la période euphorique où on vendait n'importe quoi à n'importe quel prix ", précise Jan Jassogne, porte-parole de la CIB-Côte (Confédération des immobiliers de Belgique). " Aujourd'hui, il faut travailler pour vendre. L'acheteur compare, discute. Le marché est redevenu normal, mature, et c'est très bien. "
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La Belgique compte, pour l'essentiel, deux marchés de secondes résidences : la côte et les Ardennes. Ici comme là, la crise est passée. Ici comme là, la crise est derrière nous. " Mais on est encore bien loin de la période euphorique où on vendait n'importe quoi à n'importe quel prix ", précise Jan Jassogne, porte-parole de la CIB-Côte (Confédération des immobiliers de Belgique). " Aujourd'hui, il faut travailler pour vendre. L'acheteur compare, discute. Le marché est redevenu normal, mature, et c'est très bien. "Si, comme ailleurs, le marché immobilier côtier a souffert, ce ne fut pas dramatique. " Certes, en 2008 et 2009, il y avait moins d'acheteurs. Mais il y avait moins de vendeurs aussi. Ici, les gens ne sont pas obligés de vendre. Sauf exception, il n'y a pas de pression à la vente et donc pas de braderie. Si les propriétaires ont acquis leur bien il y a 15 ou 18 ans, peu leur importe de le garder un ou deux ans de plus, le temps que le marché reprenne. "" Si les prix annoncés sont ceux du marché, poursuit Jan Jassogne, les biens trouvent acquéreurs. " Et il y a suffisamment d'offres. " Dans toutes les gammes de prix, ajoute-t-il. Tout dépend de ce que l'on veut. A 100 000 euros, on ne déniche pas un "2 chambres" dans un état impeccable sur la digue - et pas à Knokke -, mais on trouve. On trouve même des maisons à ce prix-là, mais qu'il faut rendre confortables... " Et il n'y a pas de suroffre en neuf, comme au début des années 1980 où 3 000 appartements finis étaient à vendre. " Les promoteurs se sont arrêtés à temps. C'est pour cela qu'on n'a pas eu de véritable crise. Aujourd'hui, ils se remettent au travail, mais avec prudence. "Prudence aussi dans les Ardennes, même si le marché n'est pas du tout similaire. Il est plus étalé, couvrant la totalité de la province de Luxembourg, et, surtout plus éclaté, même si trois marchés sortent du lot : Durbuy-Barvaux, La Roche et les rives de la Semois. Ensuite, s'il ratisse loin, il ne ratisse pas large. " Jusqu'à fin 2003, le marché de la seconde résidence était exclusivement réalisé par des Néerlandais attirés par des prix qu'ils jugeaient bas, et, surtout, par des avantages fiscaux, explique le notaire Vincent Dumoulin, président de la Chambre du Luxembourg. Ils ont acheté beaucoup et ont fait monter les prix. De 2003 à 2008, la demande s'est raréfiée : les Néerlandais ont levé le pied, remplacés partiellement par des Flamands. Les prix n'ont toutefois pas baissé. On vendait encore des maisons au-delà de leur valeur réelle. La crise de 2008 a touché tout le monde et les amateurs ont tous disparu. " Les prix se sont estompés en 2008 et encore en 2009. Et n'ont pas repris vigueur depuis. " Avant la crise, on estimait un bien à 100, on le proposait à 125 et on le vendait. Aujourd'hui, si le bien est estimé à 100 et que vous demandez plus, vous ne vendrez pas. "Quant à l'offre, elle est variée. " On peut tout trouver ! " Terrains, chalets, biens de caractère dans des environnements exceptionnels (parc, ruisseau, vue, tranquillité...). " Mais le gros de la demande tourne plutôt autour des 150 000 euros. Les propriétés à plus de 250 000 euros ne se vendent pas. " C'est exceptionnel que le notaire ait réalisé récemment trois belles ventes, au-delà de 400 000 euros. " Des prix qu'on avait plus connus depuis longtemps. "C.M.